« Ce n’est pas dans la rue qu’on attrape le Covid-19, mais confiné à la maison »

André Bercoff reçoit le Professeur Didier Raoult, auteur de « Carnet de guerre COVID-19-Le plus grand scandale sanitaire du XXIème siècle » (Editions Michel Lafon). Il répond à toutes les questions liées à la crise sanitaire : vaccination, variants, reconfinement.

Didier Raoult , 29 janvier

Le bilan épidémique qui accable la surréaction occidentale

Gravité de l’épidémie exagérée, réactions démesurées, gestion chaotique… Le général (2s) Dominique Delawarde détaille au média Fild son bilan sans concession après un an de pandémie.

Battant une nouvelle fois en brèche l’obstination liberticide du gouvernement, le constat de cette étude est sans appel. Rédigé par le général (2s) Dominique Delawarde, ce rapport fait le bilan mondial de l’épidémie en se basant sur les chiffres officiels communiqués par les États. Premier fait marquant : au bout d’un an, seul 1% de la population mondiale a été déclaré positif au virus. « Et sur ce 1 %, détaille le général à nos confrères du média Fildle nombre de malades est infime comme le nombre de décès. Donc ce virus n’est pas aussi létal que l’on veut bien le faire croire. » En effet, cette épidémie n’aura au final tué qu’une personne sur 4 000 au niveau de la planète. Et encore, tempère l’étude, « cette personne était dans la grande majorité des cas, très âgée et atteinte d’autres pathologies potentiellement mortelles ». Autre point à souligner : l’épidémie se caractérise aussi par une répartition inégale. 10 pays enregistrent deux tiers des décès quand 171 pays ont déclaré moins de 10 décès par jour.

Confinements inefficaces

Au delà de la gravité de l’épidémie, l’auteur remet également en cause les stratégies adoptées pour contrer la propagation du virus. À défaut de contrôler les frontières, la France, comme d’autres pays européens, a préféré confiner ses habitants. Or, affirme le général à Fild, « tous les pays qui ont confiné sans nuance figurent parmi ceux qui déplorent les taux de mortalité les plus hauts ». Un paradoxe d’autant plus édifiant que cette mesure a été quasi systématiquement justifiée par des prévisions apocalyptiques, qui relevaient plus d’extrapolations mathématiques que de réelles analyses scientifiques du terrain. L’étude observe que pour la Suède, un scénario prévoyait 96 000 décès pour la fin avril. Finalement, « elle en aura compté 12 fois moins sur l’année entière, sans jamais avoir confiné ». Le pays avait atteint un taux de contamination de 4,3 % de sa population, contre 4 % en France, après trois mois de confinement… Mais cette réalité ne semble pas intéresser les décideurs, chez qui l’idée d’un troisième confinement a déjà fait son chemin.

La France désarmée

Au final, c’est principalement la menace d’engorgement des hôpitaux qui a poussé les pays à confiner leur population. « Encore fallait-il se poser la question des responsabilités politiques quand [en France] 65.000 lits ont été supprimés en quinze ans pour faire des économies », déplore Dominique Delawarde. Autre « exception » française : le gouvernement s’est obstiné durant les premiers mois à ne pas faire appel à la médecine de ville et aux hôpitaux privés. La charge de l’épidémie reposait alors entièrement sur l’hôpital public, déjà bien en crise. Une frilosité incompréhensible quand le Président martelait que nous étions « en guerre ».

Mais la France ne s’est pas simplement désarmée en lits d’hôpitaux, affirme le général. Elle s’est privé d’un autre atout précieux : celui de la liberté de prescrire et de prendre en charge les patients en amont. Le silence et l’inaction des pouvoirs publics sur ce sujet mériterait effectivement un éclaircissement, même si Dominique Delawarde semble déjà avoir sa réponse. En l’occurence, le combat entre les partisans de Gilead et ceux du Professeur Didier Raoult est particulièrement révélateur, estime le général : « C’était une confrontation entre l’industrie pharmaceutique et le Remdesivir (médicament dont Gilead détient les brevets, NDLR) contre l’hydroxychloroquine. » Sont notamment visés, Karine Lacombe, « grande avocate de Gilead » et François Raffi, auteur de menaces contre Didier Raoult. Tous deux ayant des liens d’intérêt conséquents avec la firme américaine.

Ce bilan fracassant met une nouvelle fois en exergue l’incompétence et la panique des pouvoirs publics, les ayant conduits à prendre des mesures absurdes, en décalage complet avec la réalité de l’épidémie. Mais malgré les alertes successives, les autorités ne semblent toujours pas revenues de leur folie. Les français risquent donc de continuer à en payer les conséquences.


AVIS DE L’OMS À L’ATTENTION DES UTILISATEURS DE TESTS DE DIAGNOSTIC IN VITRO

Tests d’amplification des acides nucléiques basés sur la méthode PCR (amplification en chaîne par polymérase) pour la détection du SARS-CoV-2

20 janvier 2021 Alerte de produit médicalEnglishالعربية中文РусскийEspañolPortuguês

Type de produit : Tests d’amplification des acides nucléiques basés sur la méthode PCR (amplification en chaîne par polymérase) pour la détection du SARS-CoV-2

Date: 13 janvier 2021

Identifiant OMS : 2020/5, version 2Public cible : Personnel de laboratoire et utilisateurs de dispositifs de diagnostic in vitro (DIV).Objetif de cet avis : Apporter des précisions aux informations précédemment transmises par l’OMS. Cet avis remplace la version 1 de l’avis de l’OMS à l’attention des utilisateurs de tests de diagnostic in vitro 2020/5, publiée le 14 décembre 2020. 
Description du problème : L’OMS demande aux utilisateurs de suivre les instructions fournies dans le mode d’emploi lors de l’interprétation des résultats obtenus pour les échantillons analysés par la méthode PCR. 
Les utilisateurs de DIV doivent lire et suivre attentivement le mode d’emploi pour déterminer si un ajustement manuel du seuil de positivité de la PCR est recommandé par le fabricant.
Le document d’orientation de l’OMS sur les Tests diagnostiques pour le dépistage du SARS-CoV-2 souligne que les résultats faiblement positifs doivent être interprétés avec prudence (1). La valeur de cycle seuil (Ct) nécessaire pour détecter le virus est inversement proportionnelle à la charge virale du patient. Lorsque les résultats du test ne correspondent pas au tableau clinique, il convient de prélever un nouvel échantillon et de répéter le test en utilisant une méthode d’amplification des acides nucléiques identique ou différente.
L’OMS rappelle aux utilisateurs de DIV que la prévalence d’une maladie altère la valeur prédictive des résultats de test ; à mesure que la prévalence diminue, le risque de faux positifs augmente (2). Cela signifie que la probabilité qu’une personne ayant obtenu un résultat positif (SARS-CoV-2 détecté) soit réellement infectée par le SARS-CoV-2 diminue à mesure que la prévalence augmente, quelle que soit la spécificité déclarée du test. 
La plupart des épreuves de PCR sont indiquées à titre d’aide au diagnostic et les prestataires de soins doivent donc examiner les résultats en tenant également compte de la date de prélèvement, du type d’échantillon, des caractéristiques spécifiques du test, des observations cliniques, des antécédents du patient, du statut confirmé des contacts éventuels et des informations épidémiologiques.
Conseils aux utilisateurs de DIV : 1. Veuillez lire attentivement le mode d’emploi dans son intégralité. 2. Contactez votre représentant local si un élément quelconque du mode d’emploi vous paraît ambigu. 3. Vérifiez le mode d’emploi de chaque lot entrant afin de repérer toute modification des instructions.4. Indiquez la valeur de Ct dans le rapport transmis au prestataire de soins ayant demandé l’analyse.
Personne à contacter pour toute information complémentaire :Anita SANDS, Réglementation et préqualification, Organisation mondiale de la Santé, courriel : rapidalert@who.int
Références bibliographiques :1. Tests diagnostiques pour le dépistage du SARS-CoV-2. Genève, Organisation mondiale de la Santé, 2020, numéro de référence OMS : WHO/2019-nCoV/laboratory/2020.6.2. Altman DG, Bland JM. Diagnostic tests 2: Predictive values. BMJ. 1994 Jul 9;309(6947):102. doi: 10.1136/bmj.309.6947.102. 

source : https://www.who.int/fr/news/item/20-01-2021-who-information-notice-for-ivd-users-2020-05

Covid-19 : Audition de Didier Raoult au Sénat

15 Septembre 2020

Le Professeur Raoult, directeur de l’institut hospitalo-universitaire en maladies infectieuses de Marseille était auditionné par la commission d’enquête du Sénat. Hydroxychloroquine, tests, données internationales… Plusieurs sujets ont été abordés par les sénateurs.


Le Gouvernement a créé la panique pour couvrir sa responsabilité

 » Alors qu’on vilipende Trump pour sa mauvaise gestion de la crise sanitaire avec 5,2 décès par 10.000 habitants, nos gouvernants et nos experts se pavanent avec presque le double de décès, 8,7 « , écrit Henri Anrys.  » Le pouvoir se dédouane en s’appuyant sur l’autorité scientifique d’experts. Mais leurs assertions se retournent cependant contre le pouvoir si elles induisent hésitations et contradictions. « 

Pour gérer l’Ignorance Based Medecine, le confinement

Le professeur Rodenstein et beaucoup d’autres avec lui se sont demandé pourquoi le gouvernement avait créé une panique qui va nous coûter cher. Jadis, la réaction classique en l’absence de moyens médicaux à opposer à la contagion était de confiner les personnes atteintes ou présentant les symptômes dans des endroits isolés : léproserie, pesthuizen, sanatoria. Le reste de la société continuait ses activités, la guerre et les processions. A l’ère de l’Etat providence, le risque est devenu insupportable s’il n’est pas assuré. L’Etat est mis en demeure d’éviter le risque en appliquant le principe de précaution. Celui-ci se traduit en mesures de barrage qui doivent cependant, et c’est le défi, rester proportionnées à la menace (1). L’acceptation sociale de ces mesures est liée à la confiance des citoyens dans l’autorité politique. En situation aussi incertaine, le Pouvoir se dédouane en s’appuyant sur l’autorité scientifique d’experts. Leurs assertions se retournent cependant contre le pouvoir si elles induisent hésitations et contradictions. Il ne lui reste que l’arme de la communication, rebaptisée avec pédanterie pédagogie pour bloquer l’esprit critique en matraquant les citoyens d’informations dramatisées et permanentes pour instiller une anxiété générant la soumission. Le gouvernement a pu ainsi prendre les mesures les plus graves, jusqu’à mettre le pays à l’arrêt en confinant tous les citoyens et, pas seulement, les personnes infectées. Il espérait ainsi faire oublier son manque criant de moyens.

La Belgique, championne nationale

Résultat : La Belgique se classe avec une grande avance comme le champion mondial des dommages médicaux causés par le virus ; alors qu’on vilipende Trump pour sa mauvaise gestion de la crise sanitaire avec 5,2 décès par 10 000 habitants, nos gouvernants et nos experts se pavanent avec presque le double de décès, 8,7. Et ils pourront bientôt se targuer lors de l’évaluation finale des conséquences du confinement d’un maximum de dégâts collatéraux.

La comparaison du bilan des mesures prises dans les divers États ne semble pas indiquer au 20 août 2020 leur corrélation directe avec un confinement, son degré de sévérité ou son inexistence (2). Par conséquent, la question de la proportionnalité des mesures entre la menace sanitaire et la survie de la société se pose. Parler de proportionnalité c’est évaluer la sévérité des dommages causés par les mesures par rapport à ceux qu’elles ont évités. Autrement dit, le remède a-t-il été pire que le mal dans une appréciation globale.

Rationnement des soins et hécatombe en MR

Les experts comme les hommes politiques connaissaient certainement les dégâts que le confinement strict allait entraîner. Le contrôle de l’épidémie devait générer une catastrophe économique et financière. Il devait s’accompagner de l’endettement, du chômage, et de la perte de pouvoir d’achat avec explosion de la pauvreté et la disparition des petits indépendants. Les effets psychologiques devaient suivre. L’inquiétude, l’insécurité, la violence et l’hostilité ont été exacerbées dans une société centrée sur les droits de l’individu par une propagande culpabilisante. Chacun y était présenté comme un danger pour la vie de son voisin. Animés par une incitation au civisme rappelant les invitations à dénoncer d’il y a 70 ans, des gens se transformaient en gendarmes aboyant sur celui qui ne portait pas son masque ou appelant un hélicoptère de la gendarmerie pour verbaliser une réunion de famille dans un jardin voisin.

Cette approche suicidaire pour la société était- elle nécessaire au moins pour la survie de plus d’individus ? Le bilan ne semble pas aller dans ce sens puisque notre pays a le privilège d’avoir enregistré le plus de victimes, et de loin, le double de la France, pire encore par rapport aux Pays Bas ou à l’Autriche.

La comparaison du bilan des mesures prises dans les divers États ne semble pas indiquer leur corrélation directe avec un confinement, son degré de sévérité ou son inexistence

La politique choisie visait à empêcher la saturation des services de santé, et, particulièrement les hôpitaux, afin de garantir leur accès aux malades du Covid. Cette mesure aurait été une précaution répondant à l’exigence de proportionnalité si les hôpitaux avaient risqué d’être débordés. Ce ne fut jamais le cas. Le gouvernement se préparait à fermer 9.000 lits, soi-disant excédentaires à l’estime du centre d’expertise KCE et, donc par définition, disponibles au-delà des besoins normaux des patients. Les services de réanimation n’ont jamais été remplis à plus de la moitié. Cependant, les interventions et examens techniques ont dû être déprogrammés et les lits vidés de leurs patients ordinaires. Les consultations ont été supprimées. La Belgique est le seul pays, à ma connaissance, où on a interdit sous peine de sanctions aux médecins de soigner les autres pathologies que la Covid. Seuls, pouvaient être traités des cas non seulement nécessaires selon le jugement d’inspecteurs non soignants et donc non responsables, mais, en même temps, urgents. C’est aller à l’encontre de toutes les politiques de santé qui part du principe que, plus une pathologie, comme le cancer, est prise à son début, plus le patient a de chances de s’en sortir. Les patients qui ont postposé examens et traitements risquent de le payer. C’est un inventaire encore à faire puisque les experts se gardent de présenter le nombre de décès mensuels non covid qui normalement tourne autour de 9 à 11.000 par mois.

Ces mesures catastrophiques dans le futur n’ont même pas enrayé la vague de décès Covid. L’expérience des MR et MRS devra être examinée à la loupe, en tenant compte d’ailleurs que la situation aurait été pire si les médecins coordinateurs et traitants ainsi que le personnel n’avaient pas limité les dégâts comme ils pouvaient (3).

Pourtant, cela a été une hécatombe parce que le personnel n’avait pas de protection, parce qu’il manquait de tests pour écarter les soignants positifs asymptomatiques que de toute façon Sciensano avait recommandé de garder au travail en cas de pénurie et de les affecter aux services Covid (4), ce qui devait forcément s’accompagner d’une vaste circulation du virus. Et, en plus, suite à la propagande du gouvernement obligeant les hôpitaux à garder des lits disponibles, ceux-ci ont été encouragés à refuser des transferts des MRS non totalement urgents.

L’expert Marius Gilbert a expliqué que l’hospitalisation en soins intensifs est une véritable épreuvepour les corps :  » Pour une personne âgée et fragile, proposer ce type d’hospitalisation est plus proche de l’acharnement thérapeutique que d’une réelle proposition de soins.  » (5) On peut entendre cette justification. Mais, à moins de considérer à part les maisons de repos comme des mouroirs où de toute façon le résident attend la mort, un peu plus tôt un peu plus tard, c’est égal, le raisonnement vaut pour toutes les personnes âgées où qu’elles résident. Il vaut aussi pour toutes les personnes fragiles.

Suspension du droit aux soins

Il faut le rappeler, le rationnement décidé par le gouvernement a été très profitable pour l’Inami, avec par exemple une diminution de 57 % des coûts médicaux pendant le mois d’avril, proportionnelle à l’augmentation des décès, mais a été catastrophique pour la médecine et les patients. On n’a pas compris l’absence d’actions des syndicats médicaux et surtout du principal d’entre eux implanté dans les hôpitaux, l’Absym : cet arrêt des soins considérés comme non essentiels violait pourtant un droit reconnu aux citoyens par la Constitution mais aussi par les Droits de l’homme qui s’imposent à la Loi, en l’espèce le droit aux soins. La continuité des soins en est l’application. Et les médecins se voulaient les protecteurs des patients.

Quelques voix se sont élevées, dont celle du Dr Marc Moens, président honoraire de l’Absym mais l’Absym n’a pas déclenché ce type d’actions qui a fait jadis sa justification comme la désobéissance civile suivie de défense en justice des contrevenants. Cela était concevable ici en soulevant l’objection d’atteinte à un Droit fondamental sans justification. Les motifs légitimes de restrictions aux droits de l’Homme sont le respect des droits d’autrui ou un objectif d’intérêt général comme la sécurité ou la santé publique mais en même temps, les mesures doivent être limitées et proportionnelles. La situation dans les hôpitaux, non seulement vides mais qui organisaient des circuits distincts pour les Covid, ne justifiait pas une suppression généralisée du droit fondamental aux soins et notamment les consultations pour les non covid. Résultats, non seulement beaucoup de médecins condamnés à l’inactivité ont perdu leurs revenus mais ils passent à l’étranger pour de bien piètres praticiens alors qu’il y a six mois la médecine belge se classait encore dans les meilleures. Et les médecins perdent au passage leur image de défenseurs des patients.

Cela étant, les premiers concernés, les patients, n’ont pas bougé non plus. Tétanisés par la peur du coronavirus, ils ont au contraire boudé d’initiative les cabinets et les hôpitaux justifiant l’orientation officielle tout en grognant contre son incohérence et les contradictions accumulées. Ils en ont oublié les autres maladies que la propagande du gouvernement leur a fait prendre pour moins graves et facilement maîtrisées. Une patiente venue consulter un pneumologue apprenant qu’elle n’avait pas le Covid-19 mais qu’elle avait un cancer a sauté de joie.

Vivre normalement ou autrement

Le gouvernement a atteint son objectif : Par la peur, faire partager la responsabilité des dégâts collatéraux par la population. Il l’a même amenée à demander le prolongement des mesures et l’aggravation des contraintes et sanctions, encourageant une avalanche de règlements tatillons pondus par une Bureaucratie ivre de ce nouveau pouvoir incontesté. Exemple : amendes si le masque est mal mis.

Vu le succès de cette politique, celle-ci est continuée. En particulier, le gouvernement poursuit une présentation de la situation affolant les gens sur l’augmentation du nombre de cas positifs, forcément liée à l’augmentation des dépistages et suscitant une confusion avec les cas d’hospitalisations en soins intensifs et de décès ; il persiste à éviter de relativiser les informations par l’absence de mise en perspective des chiffres de décès Covid avec le chiffre total de décès du mois correspondant des années antérieures. Il se garde d’évoquer le débat sur l’immunisation collective qui postulait une population à 70% positive pour empêcher le retour du virus.

Le gouvernement poursuit une présentation de la situation affolant les gens sur l’augmentation du nombre de cas positifs, forcément liée à l’augmentation des dépistages

De toute façon, il n’y a pas de choix. Devant la résurgence des pandémies, qui malheureusement pourraient se multiplier, il faudra bien vivre avec elles. Il faudra continuer l’activité humaine. Sinon on risque de retomber dans les catastrophes de jadis ; les famines suivaient les pandémies parce que les champs étaient désertés et les transports de vivres inexistants ou limités.

Il faudra faire face à une menace de renversement des valeurs que l’attitude du gouvernement annonce. On a déprogrammé les soins quotidiens, mais on n’a confiné ni les agriculteurs, ni les magasins d’alimentation ni les marins ni les camionneurs qui véhiculaient les vivres. Parce qu’ils ont conditionné la survie de tout temps. Par contre, la médecine pour tous, l’enseignement obligatoire, le tourisme de masse, les événements culturels populaires, les circulations généralisées aérienne et automobile, l’accès à l’Horeca, représentent un acquis récent dont les êtres humains se sont passés jusqu’il y a peu. Pour le gouvernement, la société pourrait s’en passer à nouveau puisqu’il en a fait la démonstration sans réaction pendant plusieurs mois. Leur suppression par voie réglementaire limitant les libertés fondamentales pour des raisons de pandémie peut correspondre à celle préconisée par souci écologique pour échapper à la fin du monde.

Les complotistes peuvent soutenir que lorsque des politiques créent une peur, c’est pour susciter l’émergence d’un être providentiel qui va purifier le pays, voire l’univers. Heureusement, jusqu’à présent les tenants du monde politiquement correct n’ont trouvé à se pâmer que devant la petite Greta Thunberg, mais ce n’est pas demain qu’ils vont traverser l’Atlantique en hiver en catamaran.

H.A.

(1) D. Bourg, Les conditions d’emploi du principe de précaution in La documentation française n° 941, octobre 2007

(2) Par exemple, par million d’habitants au 24 aout : Belgique 873, RU : 624, USA : 529, France : 454, Suède 543, Pays Bas :357, Autriche : 374 (Wikipedia, Pandemie de Covid 19, Bilan 2O.8)

(3) Michel Meganck, Il ne fallait pourtant pas être extra-lucide, Medi-sphère 7 mai 2020

(4) Sciensano, in Le Soir 11 avril 2020 7 :53 et site sciensano 8 mai 2020

(5) Test Santé N° 158, aout -sept 2020

Le professeur Rodenstein et beaucoup d’autres avec lui se sont demandé pourquoi le gouvernement avait créé une panique qui va nous coûter cher. Jadis, la réaction classique en l’absence de moyens médicaux à opposer à la contagion était de confiner les personnes atteintes ou présentant les symptômes dans des endroits isolés : léproserie, pesthuizen, sanatoria. Le reste de la société continuait ses activités, la guerre et les processions. A l’ère de l’Etat providence, le risque est devenu insupportable s’il n’est pas assuré. L’Etat est mis en demeure d’éviter le risque en appliquant le principe de précaution. Celui-ci se traduit en mesures de barrage qui doivent cependant, et c’est le défi, rester proportionnées à la menace (1). L’acceptation sociale de ces mesures est liée à la confiance des citoyens dans l’autorité politique. En situation aussi incertaine, le Pouvoir se dédouane en s’appuyant sur l’autorité scientifique d’experts. Leurs assertions se retournent cependant contre le pouvoir si elles induisent hésitations et contradictions. Il ne lui reste que l’arme de la communication, rebaptisée avec pédanterie pédagogie pour bloquer l’esprit critique en matraquant les citoyens d’informations dramatisées et permanentes pour instiller une anxiété générant la soumission. Le gouvernement a pu ainsi prendre les mesures les plus graves, jusqu’à mettre le pays à l’arrêt en confinant tous les citoyens et, pas seulement, les personnes infectées. Il espérait ainsi faire oublier son manque criant de moyens.Résultat : La Belgique se classe avec une grande avance comme le champion mondial des dommages médicaux causés par le virus ; alors qu’on vilipende Trump pour sa mauvaise gestion de la crise sanitaire avec 5,2 décès par 10 000 habitants, nos gouvernants et nos experts se pavanent avec presque le double de décès, 8,7. Et ils pourront bientôt se targuer lors de l’évaluation finale des conséquences du confinement d’un maximum de dégâts collatéraux.La comparaison du bilan des mesures prises dans les divers États ne semble pas indiquer au 20 août 2020 leur corrélation directe avec un confinement, son degré de sévérité ou son inexistence (2). Par conséquent, la question de la proportionnalité des mesures entre la menace sanitaire et la survie de la société se pose. Parler de proportionnalité c’est évaluer la sévérité des dommages causés par les mesures par rapport à ceux qu’elles ont évités. Autrement dit, le remède a-t-il été pire que le mal dans une appréciation globale. Les experts comme les hommes politiques connaissaient certainement les dégâts que le confinement strict allait entraîner. Le contrôle de l’épidémie devait générer une catastrophe économique et financière. Il devait s’accompagner de l’endettement, du chômage, et de la perte de pouvoir d’achat avec explosion de la pauvreté et la disparition des petits indépendants. Les effets psychologiques devaient suivre. L’inquiétude, l’insécurité, la violence et l’hostilité ont été exacerbées dans une société centrée sur les droits de l’individu par une propagande culpabilisante. Chacun y était présenté comme un danger pour la vie de son voisin. Animés par une incitation au civisme rappelant les invitations à dénoncer d’il y a 70 ans, des gens se transformaient en gendarmes aboyant sur celui qui ne portait pas son masque ou appelant un hélicoptère de la gendarmerie pour verbaliser une réunion de famille dans un jardin voisin.Cette approche suicidaire pour la société était- elle nécessaire au moins pour la survie de plus d’individus ? Le bilan ne semble pas aller dans ce sens puisque notre pays a le privilège d’avoir enregistré le plus de victimes, et de loin, le double de la France, pire encore par rapport aux Pays Bas ou à l’Autriche.La politique choisie visait à empêcher la saturation des services de santé, et, particulièrement les hôpitaux, afin de garantir leur accès aux malades du Covid. Cette mesure aurait été une précaution répondant à l’exigence de proportionnalité si les hôpitaux avaient risqué d’être débordés. Ce ne fut jamais le cas. Le gouvernement se préparait à fermer 9.000 lits, soi-disant excédentaires à l’estime du centre d’expertise KCE et, donc par définition, disponibles au-delà des besoins normaux des patients. Les services de réanimation n’ont jamais été remplis à plus de la moitié. Cependant, les interventions et examens techniques ont dû être déprogrammés et les lits vidés de leurs patients ordinaires. Les consultations ont été supprimées. La Belgique est le seul pays, à ma connaissance, où on a interdit sous peine de sanctions aux médecins de soigner les autres pathologies que la Covid. Seuls, pouvaient être traités des cas non seulement nécessaires selon le jugement d’inspecteurs non soignants et donc non responsables, mais, en même temps, urgents. C’est aller à l’encontre de toutes les politiques de santé qui part du principe que, plus une pathologie, comme le cancer, est prise à son début, plus le patient a de chances de s’en sortir. Les patients qui ont postposé examens et traitements risquent de le payer. C’est un inventaire encore à faire puisque les experts se gardent de présenter le nombre de décès mensuels non covid qui normalement tourne autour de 9 à 11.000 par mois.Ces mesures catastrophiques dans le futur n’ont même pas enrayé la vague de décès Covid. L’expérience des MR et MRS devra être examinée à la loupe, en tenant compte d’ailleurs que la situation aurait été pire si les médecins coordinateurs et traitants ainsi que le personnel n’avaient pas limité les dégâts comme ils pouvaient (3).Pourtant, cela a été une hécatombe parce que le personnel n’avait pas de protection, parce qu’il manquait de tests pour écarter les soignants positifs asymptomatiques que de toute façon Sciensano avait recommandé de garder au travail en cas de pénurie et de les affecter aux services Covid (4), ce qui devait forcément s’accompagner d’une vaste circulation du virus. Et, en plus, suite à la propagande du gouvernement obligeant les hôpitaux à garder des lits disponibles, ceux-ci ont été encouragés à refuser des transferts des MRS non totalement urgents. L’expert Marius Gilbert a expliqué que l’hospitalisation en soins intensifs est une véritable épreuvepour les corps :  » Pour une personne âgée et fragile, proposer ce type d’hospitalisation est plus proche de l’acharnement thérapeutique que d’une réelle proposition de soins.  » (5) On peut entendre cette justification. Mais, à moins de considérer à part les maisons de repos comme des mouroirs où de toute façon le résident attend la mort, un peu plus tôt un peu plus tard, c’est égal, le raisonnement vaut pour toutes les personnes âgées où qu’elles résident. Il vaut aussi pour toutes les personnes fragiles.Il faut le rappeler, le rationnement décidé par le gouvernement a été très profitable pour l’Inami, avec par exemple une diminution de 57 % des coûts médicaux pendant le mois d’avril, proportionnelle à l’augmentation des décès, mais a été catastrophique pour la médecine et les patients. On n’a pas compris l’absence d’actions des syndicats médicaux et surtout du principal d’entre eux implanté dans les hôpitaux, l’Absym : cet arrêt des soins considérés comme non essentiels violait pourtant un droit reconnu aux citoyens par la Constitution mais aussi par les Droits de l’homme qui s’imposent à la Loi, en l’espèce le droit aux soins. La continuité des soins en est l’application. Et les médecins se voulaient les protecteurs des patients.Quelques voix se sont élevées, dont celle du Dr Marc Moens, président honoraire de l’Absym mais l’Absym n’a pas déclenché ce type d’actions qui a fait jadis sa justification comme la désobéissance civile suivie de défense en justice des contrevenants. Cela était concevable ici en soulevant l’objection d’atteinte à un Droit fondamental sans justification. Les motifs légitimes de restrictions aux droits de l’Homme sont le respect des droits d’autrui ou un objectif d’intérêt général comme la sécurité ou la santé publique mais en même temps, les mesures doivent être limitées et proportionnelles. La situation dans les hôpitaux, non seulement vides mais qui organisaient des circuits distincts pour les Covid, ne justifiait pas une suppression généralisée du droit fondamental aux soins et notamment les consultations pour les non covid. Résultats, non seulement beaucoup de médecins condamnés à l’inactivité ont perdu leurs revenus mais ils passent à l’étranger pour de bien piètres praticiens alors qu’il y a six mois la médecine belge se classait encore dans les meilleures. Et les médecins perdent au passage leur image de défenseurs des patients.Cela étant, les premiers concernés, les patients, n’ont pas bougé non plus. Tétanisés par la peur du coronavirus, ils ont au contraire boudé d’initiative les cabinets et les hôpitaux justifiant l’orientation officielle tout en grognant contre son incohérence et les contradictions accumulées. Ils en ont oublié les autres maladies que la propagande du gouvernement leur a fait prendre pour moins graves et facilement maîtrisées. Une patiente venue consulter un pneumologue apprenant qu’elle n’avait pas le Covid-19 mais qu’elle avait un cancer a sauté de joie.Le gouvernement a atteint son objectif : Par la peur, faire partager la responsabilité des dégâts collatéraux par la population. Il l’a même amenée à demander le prolongement des mesures et l’aggravation des contraintes et sanctions, encourageant une avalanche de règlements tatillons pondus par une Bureaucratie ivre de ce nouveau pouvoir incontesté. Exemple : amendes si le masque est mal mis.Vu le succès de cette politique, celle-ci est continuée. En particulier, le gouvernement poursuit une présentation de la situation affolant les gens sur l’augmentation du nombre de cas positifs, forcément liée à l’augmentation des dépistages et suscitant une confusion avec les cas d’hospitalisations en soins intensifs et de décès ; il persiste à éviter de relativiser les informations par l’absence de mise en perspective des chiffres de décès Covid avec le chiffre total de décès du mois correspondant des années antérieures. Il se garde d’évoquer le débat sur l’immunisation collective qui postulait une population à 70% positive pour empêcher le retour du virus.De toute façon, il n’y a pas de choix. Devant la résurgence des pandémies, qui malheureusement pourraient se multiplier, il faudra bien vivre avec elles. Il faudra continuer l’activité humaine. Sinon on risque de retomber dans les catastrophes de jadis ; les famines suivaient les pandémies parce que les champs étaient désertés et les transports de vivres inexistants ou limités.Il faudra faire face à une menace de renversement des valeurs que l’attitude du gouvernement annonce. On a déprogrammé les soins quotidiens, mais on n’a confiné ni les agriculteurs, ni les magasins d’alimentation ni les marins ni les camionneurs qui véhiculaient les vivres. Parce qu’ils ont conditionné la survie de tout temps. Par contre, la médecine pour tous, l’enseignement obligatoire, le tourisme de masse, les événements culturels populaires, les circulations généralisées aérienne et automobile, l’accès à l’Horeca, représentent un acquis récent dont les êtres humains se sont passés jusqu’il y a peu. Pour le gouvernement, la société pourrait s’en passer à nouveau puisqu’il en a fait la démonstration sans réaction pendant plusieurs mois. Leur suppression par voie réglementaire limitant les libertés fondamentales pour des raisons de pandémie peut correspondre à celle préconisée par souci écologique pour échapper à la fin du monde.Les complotistes peuvent soutenir que lorsque des politiques créent une peur, c’est pour susciter l’émergence d’un être providentiel qui va purifier le pays, voire l’univers. Heureusement, jusqu’à présent les tenants du monde politiquement correct n’ont trouvé à se pâmer que devant la petite Greta Thunberg, mais ce n’est pas demain qu’ils vont traverser l’Atlantique en hiver en catamaran.H.A.(1) D. Bourg, Les conditions d’emploi du principe de précaution in La documentation française n° 941, octobre 2007(2) Par exemple, par million d’habitants au 24 aout : Belgique 873, RU : 624, USA : 529, France : 454, Suède 543, Pays Bas :357, Autriche : 374 (Wikipedia, Pandemie de Covid 19, Bilan 2O.8)(3) Michel Meganck, Il ne fallait pourtant pas être extra-lucide, Medi-sphère 7 mai 2020(4) Sciensano, in Le Soir 11 avril 2020 7 :53 et site sciensano 8 mai 2020(5) Test Santé N° 158, aout -sept 2020