Gabriel Attal face à nos lecteurs : «La vaccination obligatoire pour les soignants reste une possibilité»

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En politique, comme en communication, ce sont parfois les petits gestes qui font la différence. A l’issue du panel avec nos six lecteurs, Gabriel Attal, le porte-parole du gouvernement, dégaine son téléphone. Julie Devictor, infirmière de profession, vient de lui fait part de son « rêve » d’échanger avec Olivier Véran. Une sonnerie, pas plus, et le ministre de la Santé décroche. La conversation est brève, mais Julie a le temps de faire passer son message. Dont, celui-ci : « J’aimerais beaucoup vous rencontrer ». Réponse du ministre : « On va trouver un créneau et je vous offre un café ».

Gabriel Attal, a beau ne pas avoir encore 32 ans, il connaît parfaitement les codes de la politique et a un réel savoir-faire pour faire passer ses messages. Deux heures durant, vendredi, dans nos locaux, il a échangé à bâtons rompus avec nos panélistes. La crise sanitaire, le monde après le coronavirus – qu’il espère être plus proche de « l’esprit de la movida » que « de la grande dépression » – les jeunes, l’écologie ou la politique… Il n’élude aucun thème. Et fait quelques mea-culpa, comme sur la question des stages, un thème que le gouvernement a pris du temps à prendre à bras-le-corps. L’occasion aussi d’appeler les soignants à se faire vacciner, et d’agiter la menace de la rendre obligatoire pour eux.

Julie Devictor. Depuis janvier, la communauté scientifique recommande un confinement strict. Mais on a l’impression que vous n’avez pas le courage, peut-être pour des raisons électoralistes. N’aurait-il pas fallu suivre ces recommandations, plutôt que prendre des demi-mesures ?

GABRIEL ATTAL. Le couvre-feu à 18 heures, la fermeture de certains lieux, c’est hyper-contraignant… Les gens ne les vivent pas comme des demi-mesures. J’entends dire : un confinement très dur permettrait de se débarrasser du virus. Ce qui se passe chez nos voisins européens montre que ce n’est pas le cas. Aujourd’hui pour nous, la solution durable, c’est plus le vaccin que le confinement. Mais on prendra toujours nos responsabilités en cas d’explosion épidémique.

Marie-Christine De Warrenghien. Justement, on a vraiment l’impression que ça patine. Depuis Mauricette, on en est à 3% de la population. Ma maman a 89 ans et n’arrive pas à se faire vacciner. Pourquoi ?

On en est à près de 4 millions de Mauricette et de Maurice. Mais ce n’est évidemment pas satisfaisant pour beaucoup de Français, qui n’ont toujours pas de rendez-vous. Le premier frein en France comme ailleurs, ce sont les doses. On n’a pas suffisamment de doses pour vacciner tout le monde. Mais ça arrive.

Julie DevictorJe fais partie des infirmières qui se sont fait vacciner dès qu’elles ont pu. Quelle est la position du gouvernement sur la vaccination obligatoire des soignants ?image

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Depuis un an, nos soignants ont été héroïques. Mais il n’est pas admissible que l’on ait ce taux de vaccination chez les soignants aujourd’hui. Il y aurait une irresponsabilité à refuser de se faire vacciner quand on est soignant. Est-ce que cela veut dire qu’on la rend immédiatement obligatoire? On fait d’abord le choix de la confiance, mais cela reste une possibilité. Tout le monde s’est retroussé les manches pour sortir de cette épidémie. Il faut maintenant les retrousser jusqu’à l’épaule en se faisant vacciner.

Gabriel Attal trouve que le taux de vaccination chez les soignants aujourd’hui est inadmissible./LP/Philippe Lavieille
Gabriel Attal trouve que le taux de vaccination chez les soignants aujourd’hui est inadmissible./LP/Philippe Lavieille  

Virginie ThomasEst-ce que vous pouvez nous garantir que les écoles ne refermeront pas ?

Je peux vous garantir que l’on va continuer à tout faire pour qu’elles ne referment pas.

Virginie ThomasOn a annoncé des tests salivaires pour la rentrée. On ne voit rien venir. Que se passe-t-il ?

Déjà, c’est un très grand progrès que l’on peut saluer. Les tests salivaires se déploient progressivement depuis la rentrée des vacances d’hiver. Nous avons attendu l’avis favorable des autorités sanitaires. On pense qu’à la mi-mars, on sera à 300000 par semaine. On va aussi étendre les tests salivaires à de nouveau lieux, notamment les Ehpad, les établissements accueillant des personnes handicapées.

Stéphane Malchow. Je suis restaurateur, allez-vous pouvoir nous dire quand nos établissements vont rouvrir ?

J’aimerais bien…

Stéphane Malchow. Et quand on va rouvrir, on travaillera à 50 %, à 70 %, loin de nos seuils de rentabilité, peut-être jusqu’à 2024. Comment ça va se passer en 2022, en 2023 ? On risque une casse pure et simple.

Ça n’aurait aucun sens de couper le robinet d’un coup. On n’enlèvera pas la perfusion brutalement. Ce ne serait pas juste et ce ne serait pas efficace. Le soutien se poursuivra de façon adaptée.

Marie-Christine De Warrenghien. A quand la réouverture des lieux culturels ? Peut-on envisager de mettre des jauges dans des musées, afin de pouvoir les rouvrir ?

Je pense que les musées seront parmi les premiers lieux à rouvrir. J’avoue avoir du mal à expliquer qu’on puisse aller dans un Sephora, mais pas dans un musée. Mais il y a nécessairement, dans la gestion d’une telle épidémie, une part d’incohérence quand il faut limiter les interactions et les flux de personnes. On le voit partout dans le monde. Roselyne Bachelot a mené de nombreuses concertations avec les professionnels de chaque secteur. Pour les musées des jauges réduites sont envisagées, probablement des prises de rendez-vous, un référent Covid dans chaque musée pour garantir le respect des gestes barrière. À titre personnel j’espère que nous pourrons avoir, à la réouverture des lieux culturels, un soutien financier assez fort pour permettre au plus grand nombre de Français d’y avoir accès.

Jean AugustinComment allez-vous gérer sur le plan économique et social l’après crise du coronavirus, qui risque d’être une période de forts troubles sociaux ?

On peut certes considérer qu’à la sortie de cette crise, il y aura une sinistrose dans le pays. Mais on peut aussi, et c’est mon cas, considérer que cela va libérer les Français, qu’ils auront envie de revivre pleinement. L’été dernier, durant l’entre-deux vagues, les Français ont eu envie de se remettre à vivre, à travailler, à innover. On va tout faire pour que ça arrive à nouveau. En sortie de crise, je préfère l’esprit Movida à la grande dépression.

Le porte-parole du gouvernement pense que les musées seront parmi les premiers lieux à rouvrir./LP/Philippe Lavieille
Le porte-parole du gouvernement pense que les musées seront parmi les premiers lieux à rouvrir./LP/Philippe Lavieille  

Julie Devictor. J’ai 16 ans d’ancienneté à l’hôpital, deux masters, un doctorat. Et je gagne 2050 euros par mois net. Mon salaire d’infirmière est injuste. Comment rendre attractives les rémunérations ?

La crise a bousculé nos priorités politiques. Pour tous les personnels de l’hôpital, médecins, paramédicaux, agents administratifs, les salaires ont augmenté de 183 euros par mois et cela peut aller jusqu’à 400 euros grâce au Ségur de la Santé. Jamais une augmentation aussi élevée n’était intervenue sur un temps aussi court. Et le Premier ministre va prochainement annoncer un plan d’investissement massif à l’hôpital pour moderniser nos équipements et nos installations.

Ismaël Hassnaoui. J’ai 22 ans, je suis en fin d’études. Si je ne trouve pas de travail l’année prochaine, je serai sans ressource. Pourquoi ne pas étendre le RSA aux moins de 25 ans ?

Je n’ai jamais été favorable au RSA pour les moins de 25 ans parce qu’on peut faire mieux que ça. Au-delà de l’accompagnement financier, un jeune doit avoir une activité pour pouvoir s’insérer. Comme avec cette aide qui depuis janvier permet aux jeunes diplômés en recherche d’emploi de toucher jusqu’à 500 euros par mois, tout en étant accompagnés par Pôle emploi.

Ismaël Hassnaoui. Les jeunes ont aujourd’hui beaucoup de difficultés à trouver des stages de fin d’étude. Envisagez-vous des mesures supplémentaires ?

Les stages, c’est le problème auquel on n’avait pas réussi à répondre suffisamment. Je suis sincère : la mobilisation sur ce thème a probablement été un peu tardive. Mais les choses sont maintenant lancées. Plusieurs dizaines de milliers d’offres de stages sont sur le site 1jeune1solution.gouv.fr et on a demandé à toutes les administrations de prendre plus de stagiaires. Une circulaire permet aux étudiants dont un stage doit valider le cursus, de le faire plus tard, jusqu’à fin 2021. Il n’est pas question que des jeunes ne puissent valider leur diplôme parce qu’ils n’ont pas trouvé de stage dans les créneaux initialement fixés.

Gabriel Attal reconnaît que la mobilisation sur la question des stages « a été tardive »./LP/Philippe Lavieille
Gabriel Attal reconnaît que la mobilisation sur la question des stages « a été tardive »./LP/Philippe Lavieille  

Ismaël Hassnaoui. Nombre d’étudiants n’ont pas pu retourner en cours cette année… Que faire ?

On a ouvert la possibilité d’un retour une journée par semaine en présentiel. Il faut, dès que ce sera possible, que l’on puisse aller plus loin. À titre personnel, j’aimerais qu’on puisse expérimenter un retour plus important. En s’inspirant des expérimentations dans le secteur culturel, avec des tests à l’échelle d’une université pour évaluer l’impact d’un tel retour sur les contaminations.

Virginie Thomas. Aux Lilas (Seine-Saint-Denis), deux jeunes sont morts après des rixes. Comment désamorcer ces phénomènes de violence ?

On constate une banalisation de la violence, une perte d’autorité. Moi je crois au bon vieux principe du : tu casses tu répares, tu salis tu nettoies. Avec la réforme de la justice de mineurs, le délai entre la commission d’un acte délictueux et le jugement passera, à partir de septembre, de 18 mois en moyenne à 3 mois maximum. Et il y a des choses symboliques. Je n’ai jamais compris qu’il ne soit pas obligatoire à l’école de se lever quand le professeur entre en classe.

Ismaël Hassnaoui. Beaucoup d’acteurs du monde associatif disent que la loi climat n’est pas assez ambitieuse. Le problème climatique est urgent. Est-ce qu’on ne court pas à la catastrophe ?

Il y a indéniablement une urgence climatique. La question, c’est : comment être efficace ? Faut-il tout faire tout de suite, quitte à brusquer ? On a essayé, ça a donné la taxe carbone et ça s’est soldé par les Gilets jaunes. Nous voulons accompagner les gens pour cette transition et ne laisser aucun Français dans une impasse. C’est ça notre philosophie et, à la fin, on va plus loin.

Jean Augustin. Les citoyens de la Convention n’ont pas donné la moyenne au gouvernement…

Une partie des membres de cette Convention citoyenne considère par principe que le gouvernement fait mal sur tous les sujets environnementaux. Je crois qu’une vingtaine d’entre eux, dans une démarche militante et un peu politicienne, ont mis zéro à toutes les mesures. Y compris celles qui ont été intégralement reprises par le gouvernement. C’est sûr que mettre zéro partout, cela fait baisser la moyenne.

PODCAST. Convention pour le climat : comment la méfiance s’est installée entre Macron et les citoyens

Jean Augustin. De nombreux électeurs de gauche disent qu’ils ne voteraient pas pour Emmanuel Macron, même au second tour face Marine Le Pen. Comment l’analysez-vous ?

Je viens du PS. Quand j’en discute, je vois qu’il s’agit plus d’une question d’incarnation. Car les engagements qui ont fait vibrer les électeurs de gauche en 2017 ont été tenus. Depuis un an, la gestion de la crise sanitaire est purement sociale. Le plan de relance est très keynésien. Gérald Darmanin a dissous Génération identitaire. Quant à Marine Le Pen, ce qu’elle propose n’est pas anodin : la fracturation de la République et un programme économique dingue. Avec qui gouvernerait-elle ce pays? Dans son entourage, certains ont frayé avec des milieux quasiment nazis!

Jean Augustin. Quand le ministre de l’Intérieur commente une décision de justice et soutient Nicolas Sarkozy, cela brouille votre message !

Gérald Darmanin n’a pas commenté cette décision de justice. Il a apporté un « soutien amical » à l’homme. Je suis porte-parole du gouvernement. Mon boulot est de défendre et d’expliquer ce que fait le gouvernement, pas ce que dit chacun de ses membres. Et je suis assez content de ne pas avoir à le faire…

Pour Gabriel Attal, les engagements qui ont fait vibrer les électeurs de gauche en 2017 ont été tenus par le gouvernement./LP/Philippe Lavieille
Pour Gabriel Attal, les engagements qui ont fait vibrer les électeurs de gauche en 2017 ont été tenus par le gouvernement./LP/Philippe Lavieille  

Jean Augustin. Comment envisagez-vous votre avenir politique ?

Je vais avoir 32 ans et je suis porte-parole du gouvernement. C’est une chance énorme de pouvoir servir ainsi mon pays. Je me dis aussi que j’ai la responsabilité de faire en sorte que ma génération soit prise en compte dans les décisions prises. Je n’ai aucune idée de ce que je ferai dans un ou deux ans.

Julie Devictor. Même en vous rasant ?

Le jeune ministre que je suis se rase moins souvent que ses collègues plus âgés, je dois donc moins y penser qu’eux ! Évidemment, si Emmanuel Macron se représente, je ferai sa campagne à fond. Et s’il est réélu, j’aurais envie continuer cette aventure avec lui.

/LP/Philippe Lavieille
/LP/Philippe Lavieille  

Autour de Gabriel Attal, de gauche à droite : Virginie Thomas, 42 ans, hôtesse de l’air, les Lilas (Seine-Saint-Denis) ; Julie Devictor, 39 ans, infirmière, Paris ; Stéphane Malchow, 54 ans, restaurateur, Paris ; Ismael Hassnaoui, 22 ans, étudiant, Paris ; Marie-Christine de Warrenghien, 64 ans, retraitée, Paris ; Jean Augustin, 50 ans, cadre bancaire, Paris.


Le(s) vaccin(s)

Tout d’abord une précision, mon problème n’est pas la vaccination, mais le vaccin actuellement plus ou moins imposé avec des méthodes inacceptables ne respectant pas le principe de précaution.  Je me ferai vacciner quand on aura la certitude qu’il n’est pas plus méchant que celui de la grippe saisonnière.

UNE MÉTHODE DÉTESTABLE

Pourquoi choisir le premier venu ? En matière de vaccin, les complications précoces sont les moins graves, et les plus graves sont tardives. Les processus d’expérimentation sont toujours longs pour être sécurisés au maximum, malgré cela on déplore souvent des accidents. Sécurité et précipitation en matière de risque ne vont pas ensemble. Le processus actuel est un coup de poker, il peut être gagnant, il peut être perdant, pas seulement pour quelques individus, débat actuel et le moins grave, mais aussi pour la population entière, avec l’émergence d’un virus recombinant par vaccination, ce qui n’est jamais abordé.

Le premier critère qui conduit à la mise en circulation d’un médicament est le facteur bénéfice/risque. Est-ce que ce médicament est efficace ou non, s’il l’est est-ce qu’il ne présente pas de risques supérieurs à la maladie ? C’est le béaba. Alors qu’on refuse toutes les thérapeutiques proposées en traitement précoce au nom de ce bénéfice/risque, des centaines de millions de doses ont été commandées sur la foi d’un communiqué de presse d’un laboratoire, et organisé les campagnes de vaccinations, sans rien connaître ni du bénéfice, ni du risque. 

Près de 250 vaccins en cours, une vingtaine qui vont sortir en quelques mois. La moindre des choses, avant de se lancer à grande échelle, était une comparaison des différents vaccins pour savoir d’abord lequel est le plus sûr, puis lequel est le plus efficace. Non, aucun examen, aucune discussion, aucune étude comparative. Le premier, qui a sans doute brûlé des étapes pour gagner la course, n’est pas forcément le meilleur.

Ensuite, on vous explique qu’il a été validé par les autorités médicales chargées d’étudier si on pouvait le mettre sur le marché ou non. Quels mensonges ! Cette commission s’est ridiculisée, car le produit a été acheté, la campagne organisée, avant que cette commission ne se réunisse. La décision n’a pas été médicale mais politique, et cette commission n’a pas émis d’avis médical, mais a entériné une décision politique. Rappelons que ces autorités médicales avaient validé le Remdésivir avant que l’OMS ne le déclare dangereux.

Le principe de précaution le plus élémentaire n’a pas été respecté, on joue les apprentis sorciers avec des vaccins expérimentaux, sans protection. Les laboratoires, pas fous, n’ont pas voulu prendre de risque, ce sont les Etats acheteurs qui le prennent, ils ont signé dans ce sens avec les labos. Qui paiera en cas de pépin ? Pas l’Etat, mais le contribuable, c’est à dire l’intéressé. Il sera mal couvert, on a vu ce qu’a donné l’indemnisation pour nombre de catalepsies dans la vaccination du H1N1.

LES RISQUES

J’ai déjà expliqué tous ces vaccins et les risques ici il y a 5 semaines. Pour faire court, il y avait avant 3 types de vaccins. Ceux avec un virus inactivé, peu immunogènes et peu de risques ; ceux avec un virus vivant atténué, un peu plus efficaces et plus de risques, et ceux comportant non un virus entier et manipulé, mais un fragment, en général une protéine. 

Les 2 vaccins chinois commercialisés appartiennent à la première catégorie, virus inactivé, ils ont même commencé les vaccinations avant la fin des essais phase 3 pour connaître leur efficacité réelle, car c’est une technique éprouvée, largement utilisée et sans risque. Peu d’effet dans le pire des cas, mais c’est toujours ça en attendant mieux. Ils viennent d’ailleurs d’annoncer les premiers résultats de l’efficacité : 79,5%. Pour les vaccins avec protéine, nous avons Novavax et Sanofi Pasteur qui intéressent à la protéine de surface, spike protéine, et un vaccin canadien qui s’intéresse à la capside, couche juste en dessous des spikes. Sanofi Pasteur prend du retard car est en train de revoir les dosages antigène/additifs car si la réponse est suffisante chez les jeunes, elle peine à 60% chez les plus de 50 ans. 

Ensuite le Covid-19 a vu l’émergence de nouveau vaccins : les vaccins à ADN et à ARNm.  Le russe Spoutnik et Astra Zeneca sont à ADN, Pfizzer et Moderna sont à ARN messager. Ce sont des vaccins expérimentaux, car technique jamais utilisée chez l’homme (en cours d’étude pour certaines maladies comme Zika), on ne sait donc strictement rien des effets possibles à long terme, ce qui inquiète beaucoup de monde car ce sont des thérapeutiques qui touchent au capital génétique, avec une question : peut-il y avoir une modification de nos gênes ? Cette question est d’autant plus pertinente que ces traitements ont pu être développés grâce aux recherches de la thérapie génique, justement faite pour modifier des gênes malades.

Les vaccins à ADN (Spoutnik, Astra Zeneca, Johnson&Johnson, Merck) injectent des adénovirus génétiquement modifiés (virus non pathogènes, responsables de « syndromes grippaux ») dans lesquels on introduit des séquences ADN du SARS-Cov-2. Les vaccins à ARN messager, injectent directement un ARN messager, sorte de plan de fabrication de la protéine spike, qui sera alors fabriquée par nos cellules, contre laquelle on développera ensuite des anticorps. Question bête qui me vient à l’esprit : pourquoi ne pas injecter directement la protéine (Novavax et Sanofi), plutôt que le procédé de fabrication, ce qui éviterait d’injecter du matériel génétique et les questions qui vont avec. Pour être stable, cet ARN messager est inclus dans des nanoparticules lipidiques (graisse), sans doute responsables des réactions inflammatoires signalées.

Question suivante, l’ARN peut -il s’intégrer dans nos gènes et les modifier ? Pour rappel, l’ADN qui compose nos gènes est une double hélice de nucléotides, l’ARN est une hélice simple des mêmes nucléotides (avec liaisons différentes). En théorie non, la conversion se fait toujours ADN vers ARN, l’inverse n’est pas possible chez nous. Par contre ce phénomène de « transcription inversée », passage de l’ARN en ADN existe dans la nature, notamment chez les rétrovirus, qui grâce à un enzyme, la transcriptase inverse, peuvent transformer ARN en ADN, puis l’intégrer dans les gènes avec un autre enzyme, l’intégrase. C’est le cas du virus HIV, qui possède sa propre transcriptase inverse. Par contre le risque d’intégration des vaccins à ADN n’est pas nul. Il existe dans la nature (et chez l’homme), créant ce qu’on appelle des chimères. Il a été observé dans un essai de vaccin chez l’enfant en 2002, avec comme résultat 2 leucémies sur 10 patients.

Mais le risque le plus important semble ailleurs. Vous le trouverez très bien décrit par le professeur Velot, généticien moléculaire à l’université Paris-Saclay et spécialiste du génie génétique (long mais clair, à partir de 21’ pour les vaccins ARN et ADN, 36’ pour la recombinaison). Les virus adorent mélanger entre eux leur matériel génétique. Exemple, le H1N1, qui est une combinaison d’un virus de grippe porcine, aviaire et humaine. Par chance, il n’a pas été virulent, mais le hasard des combinaisons aurait pu être tout autre. Si un ARN viral est injecté chez un porteur sain (ou malade) d’un virus assez proche, il peut y avoir création d’un autre virus par recombinaison (mélange de matériel). Cette recombinaison peut donner naissance à un agneau, mais aussi à un monstre, plus méchant que le SARS-Cov-2. Cette probabilité est très faible statistiquement, mais en aucun cas nulle. Si elle peut arriver dans 1 cas sur 10 million, et que vous vaccinez 10 000 personnes, ce risque est faible, mais si vous vaccinez 500 millions, 1 milliard de personnes, là le risque devient réel, et comme le souligne Velot, on passe d’un risque individuel, qui arrive pour tout vaccin, à un risque qui concernerait la planète entière qui peut alors être contaminée par un virus incurable. 

Même si le risque est infime, n’étant pas nul, les combinaisons étant fréquentes, la possibilité d’une double infection virale non plus, a-t-on le droit de faire prendre ce risque à la planète pour gagner quelques semaines ? La réponse est non, d’autant plus qu’il existe d’autres alternatives. Pire, à cause de cette précipitation, on a bridé ces autres alternatives en investissant massivement, à coup de milliards, dans un seul produit, au détriment des autres vaccins et autres traitements médicamenteux.

Il y a encore d’autres risques non négligeables. J’en emprunterai deux à mon confrère blogueur du QDM qui a aussi fait un excellent papier sur les vaccins, je cite :

-Le vaccin à ARNm BioNTech / Pfizer contient du polyéthylène glycol. 70% des personnes développent des anticorps contre cette substance – cela signifie que de nombreuses personnes peuvent développer des réactions allergiques, voire mortelles, à la vaccination.

– Les vaccinations produisent des anticorps contre les protéines de pointe du SARS-CoV-2. Cependant, les protéines de pointe contiennent également des protéines homologues à la syncytine, qui sont essentielles pour la formation du placenta chez les mammifères tels que les humains. Il doit être absolument exclu qu’un vaccin contre le SRAS-CoV-2 déclenche une réaction immunitaire contre la syncytine-1, sous peine de provoquer une infertilité de durée indéfinie chez les femmes vaccinées.

CAMPAGNE DE PUBLICITÉ

Une petite précision sur les taux d’efficacité des vaccins affichés à grand coups de pub : 90, 95, 98%. J’ai l’impression qu’on abuse l’opinion, et nos dirigeants (facile). En effet, les vaccins classiques qui sont moins efficaces, se posent la question d’une seconde injection pour renforcer l’immunité, par exemple Astra Zeneca revendique un taux d’efficacité de 70%, mais qui pourrait atteindre 100% avec deux doses. Or les vaccins à ARN proposent d’emblée 2 injections. Est-ce pour cacher une efficacité insuffisante ? Ils ne seraient pas plus efficaces que ceux qui affichent 60 à 80% ? D’après ce que j’ai lu sur chacun, cela me paraît une évidence, et cet affichage est une tromperie, c’est une bataille publicitaire.

Par ailleurs personne ne sait quelle va être la durée de protection. On donne même le protocole pour vacciner ceux qui ont déjà eu le Covid, c’est dire la confiance que l’on a sur cette durée d’immunité. Alors multiplier les doses par 2, renouveler tous les 6 ou 12 mois, c’est multiplier par 4 les risques.

UNE MAUVAISE BONNE ET UNIQUE SOLUTION

On a tout misé sur un seul produit dont on ne connaît pas les effets positifs ou négatifs au-delà de 2 mois, sachant qu’il peut en comporter. On a ignoré, méprisé, caché les autres possibilités de lutte, on s’est trompé sur beaucoup de choses depuis des mois, résultat : les Français n’ont plus confiance, plus de 60% n’adhèrent pas à la doctrine officielle. C’est suffisant pour couvrir les anciens (avec un consentement plus suggéré qu’éclairé), ce qui diminuera probablement la mortalité dans cette population, mais insuffisant pour une immunité collective, or on a tout misé sur le vaccin et sur cette immunité. Cela ne marchera pas.

Il y a également le problème des mutations. Nous avons déjà pu constater la grande facilité de mutation du Sars-Cov-2, plus de 1000 mutations décrites, heureusement pas dans un mauvais sens, sauf pour une dernière plus contagieuse mais pas plus méchante, mais tout est possible et redouté. Les laboratoires et les autorités tentent de rassurer sur ce point, mais ils le savent très bien, ce virus, comme tous les coronavirus grippaux est un mutant permanent, et tous les vaccins seront donc régulièrement obsolètes comme ceux de la grippe hivernale.

Après ces propos inquiétants sur ces vaccins génétiques, pour faire la balance, ne refusant jamais le débat contradictoire, le seul qui fait avancer vers la vérité, voici une synthèse claire, d’une société savante, la Société de pathologie infectieuse, ayant pour objet de rassurer la population à propos du vaccin. Permettez aussi que je souligne ce qui nous rapproche, et ce qui nous oppose, chacun se fera sa propre opinion, tout est sur la table : très rassurant, oui, mais notons toutefois que les mutations pouvant rendre les vaccins actuels inefficaces ne sont pas niées (17), que l’apparition de maladies auto-immunes n’est pas niée (42), avec un laconique « non observé » (après 2 mois), tout en contestant celles concernant celles de protéines voisines pouvant être visées (syncytine, 26). La possibilité de complications après 6 mois est ignorée (25), ignorant par là qu’il faut parfois des années pour les mettre en évidence (cf les milliers de narcolepsies du vaccin H1N1, et les centaines d’enfants décédés du Dengvaxia), et enfin l’existence de recombinaisons virales n’est pas développée.

Le pari peut-être gagnant, mais s’il ne l’est pas ? Quelles conséquences s’il est perdant ? Surtout quand il existe d’autres alternatives, soit médicamenteuses immédiates (voir ce qui se passe dans les Ehpads qui traitent), soit vaccinales ? En conclusion je reprendrai l’introduction de mon collègue cité plus haut, citant le Dr Ryan, directeur exécutif à l’OMS  : « S’il y a bien une chose plus dangereuse qu’un mauvais virus, c’est un mauvais vaccin ». 

POUR UNE BONNE ANNÉE 2021
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02/01/21 :

02/01/21 : Réaction amusante à mes billets, ce n’est pas la première fois que je le constate. Alors que personne ne se posait la question pourquoi 2 injections, j’en ai donné l’explication disant que Pfizzer et autres trichaient sur l’efficacité, et en moins de 48 heures, tout le monde s’y met, y compris FranceInfo que j’ai critiqué sur Ivermectine et qui depuis me suit. Je viens de découvrir plus de 10 articles qui ont moins de 12 heures.

https://www.francetvinfo.fr/sante/maladie/coronavirus/vaccin/covid-19-la-france-choisit-d-administrer-deux-doses-du-vaccin-pfizer-biontech-contrairement-au-royaume-uni_4241875.html

https://actu.orange.fr/france/covid-19-a-quoi-sert-la-deuxieme-dose-de-vaccin-magic-CNT000001w0af3.html

https://www.ledauphine.com/sante/2021/01/02/coronavirus-une-ou-deux-doses-de-vaccin

etc…

08/01/2021 : Déclaration hier matin de notre brillant ministre sur BFM : « nous n’avons pas encore déterminé, dans aucun pays du monde, si le vaccin protège du risque de contamination ». Question : alors pourquoi compter sur une vaccination de masse pour mettre fin à l’épidémie ?https://www.bfmtv.com/sante/les-francais-ne-pourront-pas-choisir-la-marque-de-leur-vaccin_AV-202101070436.html


Pour l’avocat du Pr Raoult, « on ne sait pas si le confinement sauve, mais on sait qu’il tue »

Spécialiste du droit de la santé publique, Maître Fabrice Di Vizio a défendu des centaines de professionnels de santé au cours de sa carrière et a enseigné dans plusieurs facultés de médecine.

Il a notamment traité des dossiers complexes comme ceux du Médiator ou de la grippe H1N1. Depuis plusieurs mois, il plaide pour le compte de nombreux professionnels de santé dans le cadre de la crise sanitaire du Covid-19, dont le collectif C19, qui rassemble 600 médecins libéraux, l’association Victimes Coronavirus France ou le Professeur Didier Raoult.

Quel regard porte Me Di Vizio sur l’action des pouvoirs publics et des professionnels de santé pendant la crise sanitaire ? Quelles seraient les conséquences d’un troisième confinement en France ?

Esprits de Liberté s’est entretenu avec Me Di Vizio pour répondre à ces questions.

Crédit musique : Heroic Feat by RomanSenykMusic. https://youtu.be/hvv8VLOKnsI


Des centaines de personnes manifestent contre le passeport vaccinal et les restrictions au Danemark

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A l’appel des Men in Black, des centaines de Danois se sont rassemblés devant le Parlement à Copenhague pour protester contre la mise en place d’un passeport numérique de vaccination et le semi-confinement, dans le contexte de la crise du Covid-19.

Plusieurs centaines de personnes se sont rassemblées le soir du 6 février 2021 devant le Parlement à Copenhague afin de protester contre la gestion de la crise du Covid-19 par le gouvernement. Dans le viseur des Men in Black, organisateurs du rassemblement, figurait en particulier le projet de passeport vaccinal.

Les autorités danoises souhaitent en effet mettre en place un système numérique permettant de délivrer des certificats de vaccination et d’assurer un suivi de la population. Ce «passeport corona» pourrait être utilisé dans le pays comme un laissez-passer à des rassemblements publics ou à diverses activités comme un dîner au restaurant ou pour voyager à l’international.

Dénonçant la «dictature» du semi-confinement et prônant la «liberté de choix», les manifestants ont bravé l’hiver danois, scandant «on en a assez !» ou «liberté pour le Danemark».

Défilant avec des flambeaux et des fumigènes, les participants ont brandi un portrait de Mette Frederiksen, chef du gouvernement danois, représentée sous les traits de Kim Jong-un.

Encadré par les forces de l’ordre, le rassemblement s’est déroulé sans incident notable.

Il y a deux semaines, une polémique avait éclaté en raison de l’incendie d’un mannequin à l’effigie de Mette Frederiksen lors d’un rassemblement similaire. Deux hommes avaient été placés en détention et les Men in Black s’étaient distanciés de cette action, déplorant qu’elle ait détourné l’attention de leur message politique. 


Faut-il avoir plus peur des traitements précoces que des vaccins

On avait déjà remarqué que les autorités n’appliquaient pas les mêmes critères pour évaluer les vaccins et les traitements à base de molécules repositionnées, appelant à la confiance pour les premiers et se montrant sceptiques et méfiants pour les derniers.

Maintenant que les vaccins contre le Covid-19 commencent à être distribués dans plusieurs pays, on peut s’intéresser aux effets indésirables qui leur sont associés.

Depuis 1967, l’OMS enregistre les déclarations d’effets indésirables venant du monde entier, pour tous les médicaments commercialisés. La base de données détaillées, VigiBase, est réservée aux abonnés, mais sa version simplifiée est ouverte au public : vigiaccess.org. On n’y trouve que le nombre des signalements pour lesquels le médicament est soupçonné d’être impliqué dans un effet indésirable, détaillés par type d’effet rapporté, et sans autre détails (durée du traitement etc.). Cela sera suffisant ici.

Une très rapide exploration permet en effet de découvrir quelques chiffres.

Dans la base de données VigiAccess, les vaccins contre le Covid-19 sont regroupés. Que l’on cherche « Comirnaty », « Moderna Covid-19 vaccine » ou par exemple « Covishield » (le nom du vaccin d’AstraZeneca en Inde), on tombe sur le même principe actif : « covid-19 vaccine », et sur les mêmes nombres d’effets indésirables déclarés. C’est dommage, puisque cela ne permet pas de comparer entre eux les différents vaccins, mais cela permet de se faire une idée générale.

Au 4 février 2021, selon OurWorldInData.org, un peu moins de 94 millions de personnes ont reçu au moins une dose de l’un des vaccins contre le Covid-19 (Fig.1)Fig.1 - Nombre de personnes ayant reçu au moins une dose de vaccin contre le Covid-19 © OurWorldInData.orgFig.1 – Nombre de personnes ayant reçu au moins une dose de vaccin contre le Covid-19 © OurWorldInData.org

Et VigiAccess, consulté le 5 février 2021, avait enregistré 53763 déclarations d’effets indésirables : 2089 déclarations en 2020 et 51674 signalements en 2021, (Fig.2).Fig.2 - Effets indésirables déclarés sur les vaccins anti-Covid-19 © VigiAccessFig.2 – Effets indésirables déclarés sur les vaccins anti-Covid-19 © VigiAccess

Parmi ces 53763 effets indésirables déclarés (pour lesquels, il faut le rappeler, le vaccin n’est que soupçonné : ces chiffres ne sont pas la preuve d’un lien de causalité), on note 2526 déclarations de troubles du système sanguin et lymphatique, 2615 troubles cardiaques (dont 66 arrêts cardiaques, 46 infarctus du myocarde, 14 arrêts cardio-respiratoires…) etc.

On peut chercher à comparer ce nombre de déclarations avec ceux des traitements préventifs et précoces dont de nombreuses études scientifiques indiquent l’efficacité.

L’hydroxychloroquine, par exemple, qui a fait l’objet d’une campagne médiatique soutenue sur ses dangers, suscitant des publications scientifiques surprenantesrassurantes ou parfois frauduleuses (celle du Lancet fondée sur des données fictives) a totalisé 29487 signalements entre 1968 et aujourd’hui, c’est-à-dire en plus de 42 années d’utilisation (Fig.3).Fig.3 - Effets indésirables rapportés en lien avec l'hydroxychloroquine depuis 1968. © VigiAccessFig.3 – Effets indésirables rapportés en lien avec l’hydroxychloroquine depuis 1968. © VigiAccess

C’est nettement moins que pour les vaccins, alors qu’en 42 ans, il y a eu des centaines de millions de personnes traitées à l’hydroxychloroquine, donc certaines pendant des années. Le site Ameli.fr permet de calculer que, pour la France — qui n’est pas le plus gros consommateur d’hydroxychloroquine — environ 15 millions de boîtes d’hydroxychloroquine ont été remboursées par la Sécurité Sociale entre 2001 et 2019.

L’azithromycine, très couramment utilisée également (plus de 50 millions de boites remboursées en France entre 2001 et 2019), arrive à dépasser en 31 années, avec 67998 signalements entre 1989 et le 5 février 2021, le nombre de signalements liés aux vaccins anti-Covid-19 en 1 mois (Fig.4). Mais elle ne gardera probablement pas sa première place très longtemps.Fig.4 - Effets indésirables rapportés en lien avec l'hydroxychloroquine depuis 1989. © VigiAccessFig.4 – Effets indésirables rapportés en lien avec l’hydroxychloroquine depuis 1989. © VigiAccess

Un autre traitement, qui est peu à peu adopté dans différents pays et différentes régions du monde, mais encore très décrié, bien que des dizaines d’essais cliniques aient indiqué son efficacité à la fois en traitement préventif et en traitement curatif précoce, est l’ivermectine. Comme on le voit, bien que très utilisée aussi — 11 millions de boîtes remboursées en France entre 2002 et 2019, et certains pays l’utilisent de façon systématique en prévention de maladies parasitaires —, depuis 1992 l’ivermectine n’a pas suscité beaucoup de signalements : 4603. A peu près autant en 28 ans que les vaccins anti-Covid en 3 jours… (Fig.5).Fig.5 - Effets indésirables rapportés en lien avec l'ivermectine depuis 1992. © VigiAccessFig.5 – Effets indésirables rapportés en lien avec l’ivermectine depuis 1992. © VigiAccess

Puisque certains médias s’inquiètent ces temps-ci de ses effets indésirables (qu’il ne faut effectivement pas minimiser, et il convient de consulter un médecin avant de prendre tout médicament), on signalera aussi que VigiAccess donne le nombre d’effets indésirables pour lesquels la vitamine D est soupçonnée d’être impliquée (Fig.6). On compte près de 40 millions de boîtes remboursées en France pour la seule année 2019, et 5237 signalements d’effets indésirables dans le monde depuis 1975.Fig.6 - Effets indésirables rapportés en lien avec la vitamine D depuis 1975. © VigiAccessFig.6 – Effets indésirables rapportés en lien avec la vitamine D depuis 1975. © VigiAccess

La comparaison entre le nombre d’effets indésirables déclarés en un peu plus d’un mois d’utilisation des vaccins anti-Covid-19 et en dizaines d’années d’utilisation d’autres molécules est parlante.

Les molécules en question, pour lesquelles il existe soit des preuves soit une présomption d’efficacité contre le Covid-19 dans certaines phases de la maladie ou en prévention peinent pourtant à obtenir une Recommandation Temporaire d’Utilisation (RTU) de la part de l’Agence Nationale de Santé du Médicament, tandis que les vaccins anti-Covid-19 ont obtenu en un temps record des Autorisations Temporaires d’Utilisation (ATU), bien qu’il faille en théorie davantage d’éléments de preuve pour une ATU que pour une RTU.

Si l’on ajoute que les effets secondaires à moyen ou long terme des vaccins à ARNm et à OGM sont inconus, et si l’on s’inquiète de l’effet potentiel des ces vaccins sur l’apparition de variants, comme Emmanuel Macron l’a envisagé le 4 février (de façon étrangement sélective), et comme d’autres l’ont évoqué avant lui, la balance bénéfice/risque ne plaide-t-elle pas en faveur des traitements précoces et préventifs ?

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