Vaucluse : une école fermée à cause de mystérieux symptômes

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  • today2021-02-06 22:41
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L’école Jean-Moulin de Pernes-les-Fontaines sera fermée jusqu’au 15 février.

Que se passe-t-il du côté de l’école Jean Moulin de Pernes-les-Fontaines ? Au cours des derniers jours, des élèves de cette école élémentaire du Vaucluse ont présenté des symptômes tels que des endormissements soudains, des nausées, des céphalées ou encore des douleurs abdominales. Selon la préfecture du Vaucluse, ces symptômes sont «sans signe de gravité».

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Par mesure de précaution, l’accueil des enfants au sein de l’école a tout de même été suspendu à compter du jeudi 4 février jusqu’au lundi 15 février. Cette suspension va permettre à la préfecture du Vaucluse de mener des investigations en lien avec l’Agence régionale de santé (ARS) et Santé Publique France.

Des contrôles en cours

«Des analyses ont été réalisées dans les locaux sur les fluides (eau, air) ainsi que l’alimentation. À ce stade, les premières analyses n’ont révélé aucune anomalie et les contrôles se poursuivent», indiquait la préfecture du Vaucluse dans un communiqué publié mercredi soir.

Dans un autre communiqué, de vendredi soir, la préfecture précisait : «les contrôles de l’environnement vont se poursuivre avec un diagnostic de la ventilation, la mesure, dans les classes, des paramètres de confort (CO2, température hygrométrie) et des mesures de qualité de l’air notamment formaldéhyde et benzène».

Pas de lien avec le Covid-19 ?

Forcément, en pleine épidémie de Covid-19, les symptômes des élèves interpellent et inquiètent. «Il n’y a pas de cas COVID 19 diagnostiqués, les dépistages ayant été effectués tant auprès des élèves que des parents s’étant révélé négatifs», précisait mercredi soir la préfecture du Vaucluse dans son communiqué.

Mais l’autre communiqué, diffusé vendredi soir, vient jeter le trouble. «Le 4 février, un cas positif COVID-19 a été détecté chez une élève de CM1-CM2 (…) Ce vendredi 5 février, un second cas positif COVID-19 a été détecté au sein de l’école maternelle Jean Moulin qui jouxte l’école primaire», est-il écrit, sans qu’on sache réellement s’il y a un lien entre les symptômes constatés et le Covid-19.

Contacté par Le Figaro, le collectif «Parents Ventoux 84» a quant à lui une autre thèse. «La piste du port prolongé du masque, et de l’intoxication au CO2, doit être vérifiée absolument», indique ce collectif. «Le taux d’oxygène des élèves mesuré par le médecin scolaire par un oxymètre confirme un taux en dessous de la norme», précise le collectif.

Un point de situation sera réalisé par les autorités afin d’envisager la réouverture de l’établissement le lundi 15 février. En attendant, l’agence régionale de santé préconise une surveillance sanitaire renforcée des enfants.


Coronavirus à Marseille : « C’est mieux de ne pas confiner, on va rendre tout le monde fou » , estime Didier Raoul

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  • today2021-01-28 22:15
  • create2021-01-28 19:01
  • personM.Cei.
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Invité de Radio Classique en partenariat avec le Figaro, le directeur de l’IHU Didier Raoult s’est farouchement opposé à un éventuel reconfinement  de la France pour lutter contre le coronavirus. « Il faut regarder les données, demande Didier Raoult. Il n’y a pas de synchronisation entre les décisions sociales et l’évolution de l’épidémie. Donc on ne peut pas dire que ça joue le moindre rôle. Point final. »

Et de s’inquiéter : « C’est mieux de ne pas confiner, on va rendre tout le monde fou ! Il faut revenir sur terre. Depuis un an, on a les courbes. Il n’y a pas d’évidence que les mesures sociales qui ont été prises pour contrôler cette épidémie aient contrôlé quoi que ce soit. Donc il faut laisser les gens vivre et il faut soigner ! »

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Assemblée : l’opposition fustige l’arrêt soudain de la mission d’information Covid-19, décidé par LREM

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  • today2021-01-28 13:19
  • personTristan Quinault-Maupoil
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Les Républicains estiment que la majorité veut empêcher les députés de contrôler la gestion de l’épidémie par le gouvernement. Christophe Castaner dénonce «le cinéma habituel des oppositions».

Ils disent l’avoir appris soudainement. La mission d’information de l’Assemblée nationale sur la gestion de l’épidémie de Covid-19 a pris fin ce mercredi après un vote. «La majorité dissout la mission d’information sur la Covid-19. Par un coup de force institutionnel, En marche choisit de s’asseoir sur le contrôle de l’action de l’exécutif. C’est un véritable scandale !», a fustigé sur Twitter le député LR Éric Ciotti. «Par son attitude servile à l’exécutif, pour supprimer tout pouvoir de contrôle sur la crise sanitaire, la majorité humilie une nouvelle fois l’Assemblée nationale toute entière. En Marche en pleine dérive autoritaire ne tolère plus ni critique ni contre-pouvoir», a-t-il écrit dans un autre tweet.

Jusqu’au 2 décembre – date à laquelle les conclusions des travaux ont été remises – l’élu des Alpes-Maritimes était le rapporteur de la commission d’enquête sur la gestion de la crise sanitaire. Celle-ci devait ensuite être transformée en mission d’information, sans date de fin programmée, pour être en mesure de poursuivre ses auditions – sans bénéficier du pouvoir d’enquête – tout au long de cette crise qui peine à se terminer«Elle devait permettre de faire des rapports d’étape, notamment sur la campagne de vaccination», explique le patron des députés LR, Damien Abad, qui dénonce auprès du Figaro «un verrouillage démocratique».

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«Le gouvernement veut arrêter la mission, ce qui priverait l’Assemblée nationale de tout pouvoir de contrôle et d’information sur la crise sanitaire», a-t-il complété sur Twitter, alors que le Palais Bourbon a voté la semaine dernière la prorogation de l’état d’urgence sanitaire, qui permet à l’exécutif d’imposer à sa guise des restrictions selon les évolutions de la crise.

A gauche aussi les réactions sont vives. «La majorité de la République en marche abîme la démocratie. Nous en appelons au président de l’Assemblée nationale Richard Ferrand pour rétablir dans ses droits l’Assemblée nationale», écrivent les députés PS dans un communiqué. Le député LFI Bastien Lachaud évoque un «Parlement bâillonné» sur Twitter. «Ils détruisent la démocratie parce qu’ils ont peur de rendre des comptes. Le macronisme est un autoritarisme», dit-il. Pierre Dharréville (PCF) s’offusque : «La crise sévit toujours et le gouvernement décide seul. L’Assemblée nationale est entravée».

Visée par les oppositions, la majorité présidentielle se défend. «C’est le cinéma habituel des oppositions, qui ont souvent utilisé cette commission comme une scène politicienne. Les commissions d’enquête et missions d’information sont temporaires, c’est la vie parlementaire. Nul doute qu’après 14 ans à l’Assemblée, Éric Ciotti le sache mieux que personne», explique le président du groupe LREM, Christophe Castaner, interrogé par Le Figaro.

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«La mission d’information, dotée des pouvoirs d’une commission d’enquête, a déjà rendu un rapport. Les députés LREM s’étaient abstenus pour permettre sa publication en toute transparence malgré son aspect partial et partiel», observe de son côté le député Julien Borowczyk, qui présidait la commission d’enquête.

« C’est précisément parce que je refuse le  »cinéma » politicien que je déplore la dissolution de cette mission parlementaire »Le député LR Guillaume Larrivé au Figaro

Les Marcheurs relèvent que les commissions permanentes du Parlement auditionnent régulièrement des ministres sur la gestion de la crise. «D’ailleurs, la dernière audition d’Olivier Véran sur le sujet a eu lieu devant la commission des affaires sociales il y a quelques jours, sur la stratégie de vaccination », glisse Julien Borowczyk qui raille «les oppositions qui continuent à créer la polémique là où il n’y a pas de sujet». «Les commissions permanentes permettront bien sûr le contrôle de l’action du gouvernement par le parlement», insiste-t-il.

Des explications qui ne conviennent pas au député LR Guillaume Larrivé. «Christophe Castaner commet un contre-sens : c’est précisément parce que je refuse le  »cinéma » politicien que je déplore la dissolution de cette mission parlementaire. On ne peut pas appeler à la nécessaire unité nationale d’un côté et, de l’autre, interdire à l’Assemblée de faire son job», dit-il au Figaro.


Pasteur arrête son principal projet de vaccin, jugé pas assez efficace

Plusieurs laboratoires ont réussi à développer un vaccin efficace contre le Covid-19 mais l’institut français, sans résultats probants, a décidé d’abandonner le projet.Par Le Figaro avec AFP

Publié hier à 13:16, Mis à jour hier à 13:56

Une femme reçoit une injection de vaccin contre le Covid-19.
Une femme reçoit une injection de vaccin contre le Covid-19. KOEN VAN WEEL / AFP

L’Institut Pasteur a annoncé lundi 25 janvier qu’il arrêtait le développement de son principal projet de vaccin contre le Covid-19, car les premiers essais ont montré qu’il était moins efficace qu’espéré. Un autre acteur français, le laboratoire Sanofi, avait annoncé en décembre que son vaccin avait pris du retard et ne serait prêt que fin 2021, en raison de résultats moins bons qu’attendu.

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Dans le cas du vaccin de Pasteur, «les réponses immunitaires induites se sont avérées inférieures à celles observées chez les personnes guéries d’une infection naturelle ainsi qu’à celles observées avec les vaccins autorisés» contre le Covid-19, a expliqué l’Institut pour justifier sa décision de mettre fin à son projet. Le vaccin de Pasteur utilisait comme base le vaccin contre la rougeole, adapté pour combattre le Covid-19. Pour le concevoir et le distribuer, l’institut de recherche français s’était allié au laboratoire pharmaceutique MSD (nom du groupe américain Merck hors des Etats-Unis et du Canada).

MSD avait en effet racheté l’an dernier la société de biotechnologie autrichienne Themis, avec laquelle Pasteur travaille depuis plusieurs années sur l’élaboration de différents vaccins, dont celui contre le Covid-19. Les essais de phase 1 (le premier stade des essais sur l’humain) avaient commencé en août dernier. Pasteur a précisé qu’il poursuivait ses travaux sur d’autres projets de vaccin contre le Covid, à un stade toutefois préliminaire. «Le premier, administrable par voie nasale, est développé avec la société de biotechnologie TheraVectys, issue de l’Institut Pasteur et spécialisée dans la mise au point de vaccins. Le second est un candidat vaccin à ADN», a indiqué Pasteur.

Ces deux projets «sont aujourd’hui en phase préclinique», c’est-à-dire qu’aucun essai n’a encore été mené sur des humains. En outre, cet arrêt «ne remet pas non plus en cause la poursuite des autres projets de recherche vaccinale menés en partenariat avec Themis/Merck-MSD», basés sur le vaccin contre la rougeole, précise Pasteur. Selon l’Institut, des recherches sont en cours pour utiliser cette technologie contre d’autres maladies infectieuses (fièvre de Lassa, chikungunya).