Faut-il avoir plus peur des traitements précoces que des vaccins

On avait déjà remarqué que les autorités n’appliquaient pas les mêmes critères pour évaluer les vaccins et les traitements à base de molécules repositionnées, appelant à la confiance pour les premiers et se montrant sceptiques et méfiants pour les derniers.

Maintenant que les vaccins contre le Covid-19 commencent à être distribués dans plusieurs pays, on peut s’intéresser aux effets indésirables qui leur sont associés.

Depuis 1967, l’OMS enregistre les déclarations d’effets indésirables venant du monde entier, pour tous les médicaments commercialisés. La base de données détaillées, VigiBase, est réservée aux abonnés, mais sa version simplifiée est ouverte au public : vigiaccess.org. On n’y trouve que le nombre des signalements pour lesquels le médicament est soupçonné d’être impliqué dans un effet indésirable, détaillés par type d’effet rapporté, et sans autre détails (durée du traitement etc.). Cela sera suffisant ici.

Une très rapide exploration permet en effet de découvrir quelques chiffres.

Dans la base de données VigiAccess, les vaccins contre le Covid-19 sont regroupés. Que l’on cherche « Comirnaty », « Moderna Covid-19 vaccine » ou par exemple « Covishield » (le nom du vaccin d’AstraZeneca en Inde), on tombe sur le même principe actif : « covid-19 vaccine », et sur les mêmes nombres d’effets indésirables déclarés. C’est dommage, puisque cela ne permet pas de comparer entre eux les différents vaccins, mais cela permet de se faire une idée générale.

Au 4 février 2021, selon OurWorldInData.org, un peu moins de 94 millions de personnes ont reçu au moins une dose de l’un des vaccins contre le Covid-19 (Fig.1)Fig.1 - Nombre de personnes ayant reçu au moins une dose de vaccin contre le Covid-19 © OurWorldInData.orgFig.1 – Nombre de personnes ayant reçu au moins une dose de vaccin contre le Covid-19 © OurWorldInData.org

Et VigiAccess, consulté le 5 février 2021, avait enregistré 53763 déclarations d’effets indésirables : 2089 déclarations en 2020 et 51674 signalements en 2021, (Fig.2).Fig.2 - Effets indésirables déclarés sur les vaccins anti-Covid-19 © VigiAccessFig.2 – Effets indésirables déclarés sur les vaccins anti-Covid-19 © VigiAccess

Parmi ces 53763 effets indésirables déclarés (pour lesquels, il faut le rappeler, le vaccin n’est que soupçonné : ces chiffres ne sont pas la preuve d’un lien de causalité), on note 2526 déclarations de troubles du système sanguin et lymphatique, 2615 troubles cardiaques (dont 66 arrêts cardiaques, 46 infarctus du myocarde, 14 arrêts cardio-respiratoires…) etc.

On peut chercher à comparer ce nombre de déclarations avec ceux des traitements préventifs et précoces dont de nombreuses études scientifiques indiquent l’efficacité.

L’hydroxychloroquine, par exemple, qui a fait l’objet d’une campagne médiatique soutenue sur ses dangers, suscitant des publications scientifiques surprenantesrassurantes ou parfois frauduleuses (celle du Lancet fondée sur des données fictives) a totalisé 29487 signalements entre 1968 et aujourd’hui, c’est-à-dire en plus de 42 années d’utilisation (Fig.3).Fig.3 - Effets indésirables rapportés en lien avec l'hydroxychloroquine depuis 1968. © VigiAccessFig.3 – Effets indésirables rapportés en lien avec l’hydroxychloroquine depuis 1968. © VigiAccess

C’est nettement moins que pour les vaccins, alors qu’en 42 ans, il y a eu des centaines de millions de personnes traitées à l’hydroxychloroquine, donc certaines pendant des années. Le site Ameli.fr permet de calculer que, pour la France — qui n’est pas le plus gros consommateur d’hydroxychloroquine — environ 15 millions de boîtes d’hydroxychloroquine ont été remboursées par la Sécurité Sociale entre 2001 et 2019.

L’azithromycine, très couramment utilisée également (plus de 50 millions de boites remboursées en France entre 2001 et 2019), arrive à dépasser en 31 années, avec 67998 signalements entre 1989 et le 5 février 2021, le nombre de signalements liés aux vaccins anti-Covid-19 en 1 mois (Fig.4). Mais elle ne gardera probablement pas sa première place très longtemps.Fig.4 - Effets indésirables rapportés en lien avec l'hydroxychloroquine depuis 1989. © VigiAccessFig.4 – Effets indésirables rapportés en lien avec l’hydroxychloroquine depuis 1989. © VigiAccess

Un autre traitement, qui est peu à peu adopté dans différents pays et différentes régions du monde, mais encore très décrié, bien que des dizaines d’essais cliniques aient indiqué son efficacité à la fois en traitement préventif et en traitement curatif précoce, est l’ivermectine. Comme on le voit, bien que très utilisée aussi — 11 millions de boîtes remboursées en France entre 2002 et 2019, et certains pays l’utilisent de façon systématique en prévention de maladies parasitaires —, depuis 1992 l’ivermectine n’a pas suscité beaucoup de signalements : 4603. A peu près autant en 28 ans que les vaccins anti-Covid en 3 jours… (Fig.5).Fig.5 - Effets indésirables rapportés en lien avec l'ivermectine depuis 1992. © VigiAccessFig.5 – Effets indésirables rapportés en lien avec l’ivermectine depuis 1992. © VigiAccess

Puisque certains médias s’inquiètent ces temps-ci de ses effets indésirables (qu’il ne faut effectivement pas minimiser, et il convient de consulter un médecin avant de prendre tout médicament), on signalera aussi que VigiAccess donne le nombre d’effets indésirables pour lesquels la vitamine D est soupçonnée d’être impliquée (Fig.6). On compte près de 40 millions de boîtes remboursées en France pour la seule année 2019, et 5237 signalements d’effets indésirables dans le monde depuis 1975.Fig.6 - Effets indésirables rapportés en lien avec la vitamine D depuis 1975. © VigiAccessFig.6 – Effets indésirables rapportés en lien avec la vitamine D depuis 1975. © VigiAccess

La comparaison entre le nombre d’effets indésirables déclarés en un peu plus d’un mois d’utilisation des vaccins anti-Covid-19 et en dizaines d’années d’utilisation d’autres molécules est parlante.

Les molécules en question, pour lesquelles il existe soit des preuves soit une présomption d’efficacité contre le Covid-19 dans certaines phases de la maladie ou en prévention peinent pourtant à obtenir une Recommandation Temporaire d’Utilisation (RTU) de la part de l’Agence Nationale de Santé du Médicament, tandis que les vaccins anti-Covid-19 ont obtenu en un temps record des Autorisations Temporaires d’Utilisation (ATU), bien qu’il faille en théorie davantage d’éléments de preuve pour une ATU que pour une RTU.

Si l’on ajoute que les effets secondaires à moyen ou long terme des vaccins à ARNm et à OGM sont inconus, et si l’on s’inquiète de l’effet potentiel des ces vaccins sur l’apparition de variants, comme Emmanuel Macron l’a envisagé le 4 février (de façon étrangement sélective), et comme d’autres l’ont évoqué avant lui, la balance bénéfice/risque ne plaide-t-elle pas en faveur des traitements précoces et préventifs ?

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VACCINS PFIZER ET MODERNA : EFFICACITE ENTRE 19% et 29%” !

Source: Ilgiornale.It – Roberta Damiata – 13 janvier 2021 / Traduction et présentation : strategika.fr

Une véritable bombe médiatique est lancée sur les vaccins Pfizer et Moderna par le professeur Peter Doshi, qui a analysé les données de la demande d’approbation des deux sociétés pharmaceutiques, constatant que leur efficacité est bien inférieure aux données publiées.

Au fur et à mesure que les jours passent depuis la sortie du vaccin Pfizer et maintenant également du vaccin Moderna, apparaissent de plus en plus d’informations sur leur efficacité et sur les éventuels effets secondaires qu’ils pourraient avoir.

Une véritable bombe a été lancée dans le British Medical Journal par Peter Doshi, un associé de l’Université du Maryland chargé de recherche sur les services de santé pharmaceutiques; auteur qui, dans un article daté du 26 novembre, avait déjà posé quelques réserves sur l’efficacité présumée du vaccin.

À l’époque, avec les données en sa possession sur des deux vaccins concernés, Doshi avait pu déceler des différences évidentes avec ce qui était alors affirmé par l’ensemble de la communauté scientifique.

Dans le British Medical Journal il avait fortement critiqué les vaccins Covid : “Il y a un manque de transparence sur les données. Il n’est pas clair s’ils fonctionnent ou pas, et il n’y a pas eu suffisamment de personnes âgées, de personnes immunodéprimées et d’enfants scolarisés testés pour analyser leurs effets sur une période moyenne à longue. J’ai soulevé des questions sur les résultats des essais du vaccin Covid-19 par Pfizer et Moderna, car tout ce que l’on en connaissait était les protocoles d’étude réalisés par les firmes elles-mêmes et quelques communiqués de presse”, avait déclaré le professeur.

Cinq semaines après son premier article, Doshi a eu l’occasion d’étudier plus de 400 pages de données soumises à la Food and Drug Administration (Fda) avant que celle-ci ne délivre l’autorisation de diffusion dans le cadre de l’urgence sanitaire; et après en avoir fait l’analyse, il a publié quelques considérations importantes toujours dans la section opinion du British Medical Journal : “aurait été compromise l’efficacité des vaccins parce que ceux-ci ont été faits en partie sur des patients “suspects de covid” et sur des covid asymptomatiques non confirmés”.

Son étude aurait conduit Doshi à suggérer une efficacité beaucoup plus faible que celle affirmée jusqu’à présent : “bien en dessous du seuil d’efficacité de 50 % fixé par les autorités réglementaires pour l’approbation”.

Ce chiffre, selon ce qui est écrit dans le British Medical Journal, qui fait autorité, ne serait donc pas de 95% mais bien en dessous, entre 19% et 29%. Ces calculs, indique la note, ont été obtenus avec le calcul suivant : 19% = 1 – (8 + 1594) / (162 + 1816) ; 29% = 1 – (8 + 1594 – 409) / (162 + 1816 – 287). “J’ai ignoré les dénominateurs car ils sont similaires entre les groupes” (écrit le professeur pour clarifier la façon dont les pourcentages ont été calculés).

Si ces données avaient été présentées et analysées, il n’y aurait pas été possible d’obtenir d’autorisation de diffusion de ces vaccins par les autorités compétentes.

Mais ce n’est pas tout : “Même après avoir éliminé les cas survenus dans les 7 jours suivant la vaccination (409 sur le vaccin Pfizer contre 287 sur le placebo), ce qui devrait inclure la plupart des symptômes dus à la réactogénicité du vaccin (l’efficacité. ndlr) à court terme, celle-ci reste faible et atteint 29%. Les seules données fiables – dit Doshi – pour comprendre la capacité réelle de ces vaccins, sont les cas d’hospitalisation, les patients en soins intensifs et les décès.

Il est évident qu’à partir de ces considérations, il serait nécessaire de mener des enquêtes plus approfondies. Le rapport de 92 pages de Pfizer, par exemple, ne fait aucune mention des 3410 cas de : “suspicion de Covid-19″, ni de leur publication dans le New England Journal of Medicine, ni des rapports de Moderna sur les vaccins.

La seule source qui semble les avoir signalé est l’étude de la Food and Drug Administration sur le vaccin de Pfizer”. “Il est nécessaire de comprendre la véritable efficacité des données brutes”, déclare M. Doshi, “mais aucune entreprise ne semble les avoir partagées. Pfizer dit qu’il met les données à disposition sur demande mais que celles-ci sont encore soumises à examen, et Moderna dit que ses données pourraient être disponibles, toujours sur demande, une fois l’étude terminée”.

Ce qui nous ramène à la fin de l’année 2022 puisque le contrôle nécessite deux ans. Il en va de même pour le vaccin Oxford/AstraZeneca, qui publiera ses données à la fin de sa propre étude de viabilité.

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