Ceci n’est pas un complot

« Comment les médias racontent le Covid ». Un film de Bernard Crutzen sur le traitement médiatique de la crise par les médias belges francophones. Ce qu’ils disent, comment ils le disent, et ce qu’ils taisent. Avec une attention particulière à la notion de « complot » Partagez largement, il faut faire bouger les lignes !


Vaccination : quid des jeunes

« Si on veut donner des perspectives aux jeunes, il ne suffit pas de les vacciner en premier », a déclaré le ministre de la Santé, Frank Vandenbroucke, mercredi dans l’émission De Ochtend (VRT). « Mais ça ne veut pas dire non plus qu’ils devront attendre jusqu’à la fin de la campagne. On n’a jamais dit ça », a-t-il précisé alors que la Belgique a décidé de ne pas vacciner, pour l’instant, les plus de 55 ans avec le vaccin AstraZeneca, faute de données suffisantes pour les plus âgés.

Vaccination : quid des jeunes ?
© belga

Cette décision aura un impact sur la campagne de vaccination, a admis M. Vandenbroucke. La conférence interministérielle Santé qui a lieu ce mercredi matin ainsi que la Task Force Vaccination doivent se pencher sur la question. Dans la presse francophone, le président du PS, Paul Magnette, a déjà suggéré de réserver ce vaccin aux étudiants (lire encadré), une idée qui n’enthousiasme visiblement pas le ministre de la Santé. « Je veux quand même revenir sur un malentendu. Si on veut donner des perspectives aux jeunes, il ne suffit pas de les vacciner en premier. Nous devons vacciner rapidement un nombre suffisamment important de personnes afin de ne plus avoir de feu qui couve. Mais ça ne veut pas dire non plus que les jeunes devront attendre jusqu’à la toute fin de la campagne de vaccination », a-t-il expliqué. Ce dernier est enfin revenu sur l’éventuelle réouverture des métiers de contact le 13 février, un sujet qui sera à l’ordre du jour du comité de concertation de vendredi. « Le sentiment que l’on a, c’est que de nombreuses personnes ont vraiment besoin d’aller chez le coiffeur. Mais je ne m’avancerai pas sur une quelconque décision car ça dépendra d’où on en est avec le virus. Il serait toutefois très imprudent de considérer cette réouverture comme le début possible d’une série d’assouplissements », a conclu le ministre.Belga


Coronavirus: la légitimité démocratique du pouvoir d’exception remise en question par des chercheurs

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Il y a plus de 10 mois, les premières mesures de confinement étaient prises en Belgique. Ces dispositions inédites et impensables encore quelques semaines auparavant ont bouleversé nos vies et notre société. Elles ont été adoptées dans l’urgence, face à un phénomène, l’épidémie de covid-19, qu’il était difficile de prévoir. L’absence de débat démocratique pouvait à l’époque se comprendre au vu de l’urgence et du caractère exceptionnel des mesures. Une large coalition de partis démocratiques créait alors un consensus autour d’un gouvernement minoritaire. A situation inédite, réactions politiques inédites.

Lire aussi Coronavirus et libertés: l’appel à «un sursaut»

A l’automne dernier, un gouvernement de plein exercice était mis en place. Moins d’un mois après son installation, le second confinement a eu lieu. Il diffère fondamentalement du premier sur deux points. Tout d’abord, il est désormais impossible d’invoquer la surprise. Par ailleurs, le caractère temporaire et exceptionnel du confinement n’a plus rien d’évident.

Des dégâts économiques, sociaux et psychologiques considérables

Malgré la durée de la crise, la communication est toujours celle de l’urgence. Les médias reçoivent leur dose quotidienne de chiffres Covid, sans aucun recul ou analyse ni, sauf cas rares, modération critique. De même, le nouveau feuilleton de la course entre la vaccination et la dissémination des nouveaux variants est censé nous tenir en haleine. Surtout, les données fournies sont incomplètes pour qui veut se faire une idée réelle des implications du confinement. Quid de la santé mentale, des tentatives de suicide, du décrochage scolaire, de la paupérisation, de l’augmentation des violences intra-familiales ? Il semble en tout cas que ces dimensions n’influent que de manière marginale sur les décisions prises. Probablement parce que les effets concrets ne se font ici ressentir qu’avec retard, alors que les contaminations se voient chaque jour avec une publicité maximale. Est-ce dès lors une raison pour ne pas prendre en compte ces réalités au moins aussi importantes ? 

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Or, c’est bien ce tableau global des conséquences de la gestion de cette crise qu’il convient urgemment de dresser. Avec des étudiants ou adolescents en mal-être grave, des professions en déroute et sans perspectives, des usages normalisés des limitations de libertés, peu d’évaluations rendues publiques de l’efficacité de certaines mesures liberticides… Il est plus que temps de se poser la question du vivre ensemble en pandémie dans une société où le risque zéro n’existe pas.

Actuellement, on tente toujours de minimiser un double risque très étroit : la saturation des hôpitaux couplée aux décès des personnes vulnérables, sans s’interroger vraiment sur l’équilibre à trouver avec les autres risques et les dommages causés aux autres catégories de citoyens et citoyennes. Or ces risques explosent en ce moment de toutes parts, comme des dizaines de chercheurs et chercheuses en sciences humaines et sociales le prédisent depuis des mois, et dont les propositions ne semblent pas entendues par les autorités politiques.

Des restrictions massives des libertés publiques

La gestion covid-19 soulève aussi un problème fondamental de respect de la légalité et de l’Etat de droit. Depuis plusieurs mois, les constitutionnalistes et les politologues dénoncent la gestion de la crise par simple arrêté ministériel et réclament une loi Corona (lire aussi). Au-delà du simple respect de la Constitution, l’État de droit assure la limitation de l’action de l’État envers les citoyens et citoyennes en lui imposant un cadre juridique et en lui interdisant l’arbitraire. En un mot comme en cent : l’Etat ne peut pas agir comme bon lui semble, aussi impérieuse et légitime lui semble la finalité qu’il poursuit.

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Chaque jour, nous pouvons constater les graves conséquences de l’estompement de ce principe. La lutte contre le covid-19 sauve sans doute des vies. Mais elle étouffe nos droits et libertés. L’état d’exception qui s’installe permet à la police de pénétrer de nuit dans les domiciles, de tracer les GSM sans ordonnance de juge, de restreindre le droit de manifestation, de suspendre le droit au travail, de maltraiter le droit à l’enseignement, de s’emparer de nos données médicales à des fins de contrôle, de limiter nos déplacements, de faire disparaître les droits culturels… Cette rétrogradation a lieu sans débat ni décision parlementaire et en contournant trop souvent les autorités de contrôle (section de législation du Conseil d’Etat, Autorité de la protection des données).

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Des mesures de contrôle incontrôlées

La démocratie belge est aujourd’hui atone. Le confinement et ses modalités ne font pas l’objet d’un débat démocratique public, pluraliste et ouvert. Les positions et arguments en contradiction avec la parole officielle n’ont pas droit au chapitre. Comme le démontre Amartya Sen, le débat public est la condition incontournable de toute décision légitime et raisonnable, sur la base de positions parfois toutes défendables quoique contradictoires (1).

Le contrôle de l’application des règles par les citoyens et citoyennes fait l’objet d’une sévérité de plus en plus grande. Mais dans le même temps, le contrôle des règles par les autorités fait l’objet de plus en plus d’inattentions. La piste est glissante : ne basculons-nous pas dans une gestion autoritaire de la pandémie ?

Il est donc indispensable d’avoir un débat démocratique et ouvert sur au moins trois éléments. Premièrement, la définition de l’objectif poursuivi par ces mesures : s’agit-il d’éviter la saturation des services hospitaliers ou d’éradiquer le virus en éludant la question des moyens pour renforcer les dispositifs médicaux ? Deuxièmement, le degré de risque que nous sommes collectivement prêts à accepter au regard de tous les autres risques. Et troisièmement, les mesures légitimes et proportionnées prises pour atteindre ces objectifs.

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Un débat éclairé nécessite d’avoir des données fiables et des avis partagés. Il faut dès lors au plus vite un partage des données en opendata afin que tout chercheur ou chercheuse puisse les vérifier, les compléter, les discuter et les analyser. Il est également nécessaire de rendre publics tous les avis exprimés par les divers organes d’expert.e.s, afin que chaque citoyen et citoyenne puissent être informé.e et comprendre les mesures.

De graves conséquences à moyen et long termes

Le basculement que nous observons entraîne de graves conséquences à moyen et long termes que les autorités ne peuvent ignorer : perte d’adhésion des citoyens et citoyennes dans les mesures, décrédibilisation des dirigeants déjà en perte de vitesse, mouvements de désobéissance civile qui peuvent entraîner la division et le conflit. En outre, la création d’un tel précédent est un danger pressant dans un contexte de montée des populismes et des régimes autoritaires, ainsi que dans la perspective scientifiquement envisagée d’épidémies ultérieures. Comment les démocrates pourront-ils.elles faire barrage à des poussées illibérales si l’Etat libéral ouvre la brèche ? La classe politique actuelle prépare-t-elle à son insu, par manque de vision et de courage, la fin de la démocratie telle que nous la connaissons ? Il est encore temps d’un sursaut.

*Signataires : Diane Bernard (USL-B), juriste et philosophe ; Anne-Emmanuelle Bourgaux (UMons), juriste ; Marie-Sophie Devresse (UCLouvain), criminologue ; Alain Finet (UMons), management ; François Gemenne (ULiège), politologue ; Christine Guillain (USL-B), juriste ; Chloé Harmel (UCLouvain), juriste ; Vincent Laborderie (UCLouvain), politologue ; Irène Mathy (USL-B), juriste ; Anne Roekens, (UNamur), historienne ; Damien Scalia (ULB), juriste ; Olivier Servais (UCLouvain), anthropologue et historien ; Dave Sinardet (VUB- USL-B), politologue ; Nicolas Thirion (ULiège), juriste ; Erik Van Den Haute (ULB), juriste.

(1) A. Sen, L’idée de justice, Flammarion, 2010 (pour la trad. en français), notamment p. 141 et 417.


Le rédacteur en chef de The Lancet pointe du doigt la Belgique

« Beaucoup des 14 000 morts auraient pu être éviter »

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  • today2021-01-21 12:38
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Ce lundi 16 novembre, Richard Horton était l’invité numérique du comité chargé de l’évaluation de la pandémie de Covid-19 en Belgique, nous rapporte Het Nieuwsblad.

Selon les dires de ce dernier, la plupart des pays européens ont commis de nombreuses erreurs dans la lutte contre la crise du coronavirus: « Si les politiciens avaient lu nos articles à temps, il aurait été clair dans le passé que nous étions à la veille d’une pandémie mondiale« .

Pour le cas de la Belgique, le rédacteur en chef de ‘The Lancet’ a mis l’accent sur l’imbroglio que représentait notre système: « Ce système typiquement belge n’a rien donné de bon, il a échoué. Nous aurions pu éviter la plupart de ces 14 000 morts. Des gens sont décédés à cause de l’organisation politique, il faut y réfléchir« 

Une solution au niveau local

M. Horton a également décrit certaines mesures nécessaires pour se sortir de cette pandémie.

Il a évoqué des investissements qui doivent être réalisés au niveau des soins de proximité: « Les médecins généralistes, les pharmaciens, les centres de santé, ils doivent identifier les foyers locaux. Si nous avions réussi au niveau local, le lockdown aurait pu être évité« . Tester, tracer, isoler et soigner sont les étapes cruciales de la stratégie résumée par Richard Horton.

Il a également expliqué le rôle que jouent les différents acteurs de notre société: « En outre, les entreprises, les écoles, les détaillants, les hôpitaux, les clubs sportifs… doivent s’unir. Tout le monde a un rôle à jouer. La culture de l’action mutuelle est importante. Nous devons prendre soin les uns des autres. Cela a été perdu ces dernières années« , a expliqué le rédacteur en chef de ‘The Lancet’ 

Selon Richard Horton, l’une des grandes faiblesses de notre politique belge tient au manque d’unité: « Donner de l’espoir aux gens. C’est là que nos dirigeants politiques ont un rôle à jouer. Un plan de relance national, socialement, économiquement et culturellement. Les gens ont besoin d’une vision commune, tout le monde doit se rallier au même objectif« , indique-t-il. « Et cela n’est possible que si tous les politiciens ne font qu’un. S’ils sont divisés, alors cela se répercute sur la population qui se décompose. Il faut une stratégie avec un leader qui essaie de rétablir la confiance« .


Le Gouvernement a créé la panique pour couvrir sa responsabilité

 » Alors qu’on vilipende Trump pour sa mauvaise gestion de la crise sanitaire avec 5,2 décès par 10.000 habitants, nos gouvernants et nos experts se pavanent avec presque le double de décès, 8,7 « , écrit Henri Anrys.  » Le pouvoir se dédouane en s’appuyant sur l’autorité scientifique d’experts. Mais leurs assertions se retournent cependant contre le pouvoir si elles induisent hésitations et contradictions. « 

Pour gérer l’Ignorance Based Medecine, le confinement

Le professeur Rodenstein et beaucoup d’autres avec lui se sont demandé pourquoi le gouvernement avait créé une panique qui va nous coûter cher. Jadis, la réaction classique en l’absence de moyens médicaux à opposer à la contagion était de confiner les personnes atteintes ou présentant les symptômes dans des endroits isolés : léproserie, pesthuizen, sanatoria. Le reste de la société continuait ses activités, la guerre et les processions. A l’ère de l’Etat providence, le risque est devenu insupportable s’il n’est pas assuré. L’Etat est mis en demeure d’éviter le risque en appliquant le principe de précaution. Celui-ci se traduit en mesures de barrage qui doivent cependant, et c’est le défi, rester proportionnées à la menace (1). L’acceptation sociale de ces mesures est liée à la confiance des citoyens dans l’autorité politique. En situation aussi incertaine, le Pouvoir se dédouane en s’appuyant sur l’autorité scientifique d’experts. Leurs assertions se retournent cependant contre le pouvoir si elles induisent hésitations et contradictions. Il ne lui reste que l’arme de la communication, rebaptisée avec pédanterie pédagogie pour bloquer l’esprit critique en matraquant les citoyens d’informations dramatisées et permanentes pour instiller une anxiété générant la soumission. Le gouvernement a pu ainsi prendre les mesures les plus graves, jusqu’à mettre le pays à l’arrêt en confinant tous les citoyens et, pas seulement, les personnes infectées. Il espérait ainsi faire oublier son manque criant de moyens.

La Belgique, championne nationale

Résultat : La Belgique se classe avec une grande avance comme le champion mondial des dommages médicaux causés par le virus ; alors qu’on vilipende Trump pour sa mauvaise gestion de la crise sanitaire avec 5,2 décès par 10 000 habitants, nos gouvernants et nos experts se pavanent avec presque le double de décès, 8,7. Et ils pourront bientôt se targuer lors de l’évaluation finale des conséquences du confinement d’un maximum de dégâts collatéraux.

La comparaison du bilan des mesures prises dans les divers États ne semble pas indiquer au 20 août 2020 leur corrélation directe avec un confinement, son degré de sévérité ou son inexistence (2). Par conséquent, la question de la proportionnalité des mesures entre la menace sanitaire et la survie de la société se pose. Parler de proportionnalité c’est évaluer la sévérité des dommages causés par les mesures par rapport à ceux qu’elles ont évités. Autrement dit, le remède a-t-il été pire que le mal dans une appréciation globale.

Rationnement des soins et hécatombe en MR

Les experts comme les hommes politiques connaissaient certainement les dégâts que le confinement strict allait entraîner. Le contrôle de l’épidémie devait générer une catastrophe économique et financière. Il devait s’accompagner de l’endettement, du chômage, et de la perte de pouvoir d’achat avec explosion de la pauvreté et la disparition des petits indépendants. Les effets psychologiques devaient suivre. L’inquiétude, l’insécurité, la violence et l’hostilité ont été exacerbées dans une société centrée sur les droits de l’individu par une propagande culpabilisante. Chacun y était présenté comme un danger pour la vie de son voisin. Animés par une incitation au civisme rappelant les invitations à dénoncer d’il y a 70 ans, des gens se transformaient en gendarmes aboyant sur celui qui ne portait pas son masque ou appelant un hélicoptère de la gendarmerie pour verbaliser une réunion de famille dans un jardin voisin.

Cette approche suicidaire pour la société était- elle nécessaire au moins pour la survie de plus d’individus ? Le bilan ne semble pas aller dans ce sens puisque notre pays a le privilège d’avoir enregistré le plus de victimes, et de loin, le double de la France, pire encore par rapport aux Pays Bas ou à l’Autriche.

La comparaison du bilan des mesures prises dans les divers États ne semble pas indiquer leur corrélation directe avec un confinement, son degré de sévérité ou son inexistence

La politique choisie visait à empêcher la saturation des services de santé, et, particulièrement les hôpitaux, afin de garantir leur accès aux malades du Covid. Cette mesure aurait été une précaution répondant à l’exigence de proportionnalité si les hôpitaux avaient risqué d’être débordés. Ce ne fut jamais le cas. Le gouvernement se préparait à fermer 9.000 lits, soi-disant excédentaires à l’estime du centre d’expertise KCE et, donc par définition, disponibles au-delà des besoins normaux des patients. Les services de réanimation n’ont jamais été remplis à plus de la moitié. Cependant, les interventions et examens techniques ont dû être déprogrammés et les lits vidés de leurs patients ordinaires. Les consultations ont été supprimées. La Belgique est le seul pays, à ma connaissance, où on a interdit sous peine de sanctions aux médecins de soigner les autres pathologies que la Covid. Seuls, pouvaient être traités des cas non seulement nécessaires selon le jugement d’inspecteurs non soignants et donc non responsables, mais, en même temps, urgents. C’est aller à l’encontre de toutes les politiques de santé qui part du principe que, plus une pathologie, comme le cancer, est prise à son début, plus le patient a de chances de s’en sortir. Les patients qui ont postposé examens et traitements risquent de le payer. C’est un inventaire encore à faire puisque les experts se gardent de présenter le nombre de décès mensuels non covid qui normalement tourne autour de 9 à 11.000 par mois.

Ces mesures catastrophiques dans le futur n’ont même pas enrayé la vague de décès Covid. L’expérience des MR et MRS devra être examinée à la loupe, en tenant compte d’ailleurs que la situation aurait été pire si les médecins coordinateurs et traitants ainsi que le personnel n’avaient pas limité les dégâts comme ils pouvaient (3).

Pourtant, cela a été une hécatombe parce que le personnel n’avait pas de protection, parce qu’il manquait de tests pour écarter les soignants positifs asymptomatiques que de toute façon Sciensano avait recommandé de garder au travail en cas de pénurie et de les affecter aux services Covid (4), ce qui devait forcément s’accompagner d’une vaste circulation du virus. Et, en plus, suite à la propagande du gouvernement obligeant les hôpitaux à garder des lits disponibles, ceux-ci ont été encouragés à refuser des transferts des MRS non totalement urgents.

L’expert Marius Gilbert a expliqué que l’hospitalisation en soins intensifs est une véritable épreuvepour les corps :  » Pour une personne âgée et fragile, proposer ce type d’hospitalisation est plus proche de l’acharnement thérapeutique que d’une réelle proposition de soins.  » (5) On peut entendre cette justification. Mais, à moins de considérer à part les maisons de repos comme des mouroirs où de toute façon le résident attend la mort, un peu plus tôt un peu plus tard, c’est égal, le raisonnement vaut pour toutes les personnes âgées où qu’elles résident. Il vaut aussi pour toutes les personnes fragiles.

Suspension du droit aux soins

Il faut le rappeler, le rationnement décidé par le gouvernement a été très profitable pour l’Inami, avec par exemple une diminution de 57 % des coûts médicaux pendant le mois d’avril, proportionnelle à l’augmentation des décès, mais a été catastrophique pour la médecine et les patients. On n’a pas compris l’absence d’actions des syndicats médicaux et surtout du principal d’entre eux implanté dans les hôpitaux, l’Absym : cet arrêt des soins considérés comme non essentiels violait pourtant un droit reconnu aux citoyens par la Constitution mais aussi par les Droits de l’homme qui s’imposent à la Loi, en l’espèce le droit aux soins. La continuité des soins en est l’application. Et les médecins se voulaient les protecteurs des patients.

Quelques voix se sont élevées, dont celle du Dr Marc Moens, président honoraire de l’Absym mais l’Absym n’a pas déclenché ce type d’actions qui a fait jadis sa justification comme la désobéissance civile suivie de défense en justice des contrevenants. Cela était concevable ici en soulevant l’objection d’atteinte à un Droit fondamental sans justification. Les motifs légitimes de restrictions aux droits de l’Homme sont le respect des droits d’autrui ou un objectif d’intérêt général comme la sécurité ou la santé publique mais en même temps, les mesures doivent être limitées et proportionnelles. La situation dans les hôpitaux, non seulement vides mais qui organisaient des circuits distincts pour les Covid, ne justifiait pas une suppression généralisée du droit fondamental aux soins et notamment les consultations pour les non covid. Résultats, non seulement beaucoup de médecins condamnés à l’inactivité ont perdu leurs revenus mais ils passent à l’étranger pour de bien piètres praticiens alors qu’il y a six mois la médecine belge se classait encore dans les meilleures. Et les médecins perdent au passage leur image de défenseurs des patients.

Cela étant, les premiers concernés, les patients, n’ont pas bougé non plus. Tétanisés par la peur du coronavirus, ils ont au contraire boudé d’initiative les cabinets et les hôpitaux justifiant l’orientation officielle tout en grognant contre son incohérence et les contradictions accumulées. Ils en ont oublié les autres maladies que la propagande du gouvernement leur a fait prendre pour moins graves et facilement maîtrisées. Une patiente venue consulter un pneumologue apprenant qu’elle n’avait pas le Covid-19 mais qu’elle avait un cancer a sauté de joie.

Vivre normalement ou autrement

Le gouvernement a atteint son objectif : Par la peur, faire partager la responsabilité des dégâts collatéraux par la population. Il l’a même amenée à demander le prolongement des mesures et l’aggravation des contraintes et sanctions, encourageant une avalanche de règlements tatillons pondus par une Bureaucratie ivre de ce nouveau pouvoir incontesté. Exemple : amendes si le masque est mal mis.

Vu le succès de cette politique, celle-ci est continuée. En particulier, le gouvernement poursuit une présentation de la situation affolant les gens sur l’augmentation du nombre de cas positifs, forcément liée à l’augmentation des dépistages et suscitant une confusion avec les cas d’hospitalisations en soins intensifs et de décès ; il persiste à éviter de relativiser les informations par l’absence de mise en perspective des chiffres de décès Covid avec le chiffre total de décès du mois correspondant des années antérieures. Il se garde d’évoquer le débat sur l’immunisation collective qui postulait une population à 70% positive pour empêcher le retour du virus.

Le gouvernement poursuit une présentation de la situation affolant les gens sur l’augmentation du nombre de cas positifs, forcément liée à l’augmentation des dépistages

De toute façon, il n’y a pas de choix. Devant la résurgence des pandémies, qui malheureusement pourraient se multiplier, il faudra bien vivre avec elles. Il faudra continuer l’activité humaine. Sinon on risque de retomber dans les catastrophes de jadis ; les famines suivaient les pandémies parce que les champs étaient désertés et les transports de vivres inexistants ou limités.

Il faudra faire face à une menace de renversement des valeurs que l’attitude du gouvernement annonce. On a déprogrammé les soins quotidiens, mais on n’a confiné ni les agriculteurs, ni les magasins d’alimentation ni les marins ni les camionneurs qui véhiculaient les vivres. Parce qu’ils ont conditionné la survie de tout temps. Par contre, la médecine pour tous, l’enseignement obligatoire, le tourisme de masse, les événements culturels populaires, les circulations généralisées aérienne et automobile, l’accès à l’Horeca, représentent un acquis récent dont les êtres humains se sont passés jusqu’il y a peu. Pour le gouvernement, la société pourrait s’en passer à nouveau puisqu’il en a fait la démonstration sans réaction pendant plusieurs mois. Leur suppression par voie réglementaire limitant les libertés fondamentales pour des raisons de pandémie peut correspondre à celle préconisée par souci écologique pour échapper à la fin du monde.

Les complotistes peuvent soutenir que lorsque des politiques créent une peur, c’est pour susciter l’émergence d’un être providentiel qui va purifier le pays, voire l’univers. Heureusement, jusqu’à présent les tenants du monde politiquement correct n’ont trouvé à se pâmer que devant la petite Greta Thunberg, mais ce n’est pas demain qu’ils vont traverser l’Atlantique en hiver en catamaran.

H.A.

(1) D. Bourg, Les conditions d’emploi du principe de précaution in La documentation française n° 941, octobre 2007

(2) Par exemple, par million d’habitants au 24 aout : Belgique 873, RU : 624, USA : 529, France : 454, Suède 543, Pays Bas :357, Autriche : 374 (Wikipedia, Pandemie de Covid 19, Bilan 2O.8)

(3) Michel Meganck, Il ne fallait pourtant pas être extra-lucide, Medi-sphère 7 mai 2020

(4) Sciensano, in Le Soir 11 avril 2020 7 :53 et site sciensano 8 mai 2020

(5) Test Santé N° 158, aout -sept 2020

Le professeur Rodenstein et beaucoup d’autres avec lui se sont demandé pourquoi le gouvernement avait créé une panique qui va nous coûter cher. Jadis, la réaction classique en l’absence de moyens médicaux à opposer à la contagion était de confiner les personnes atteintes ou présentant les symptômes dans des endroits isolés : léproserie, pesthuizen, sanatoria. Le reste de la société continuait ses activités, la guerre et les processions. A l’ère de l’Etat providence, le risque est devenu insupportable s’il n’est pas assuré. L’Etat est mis en demeure d’éviter le risque en appliquant le principe de précaution. Celui-ci se traduit en mesures de barrage qui doivent cependant, et c’est le défi, rester proportionnées à la menace (1). L’acceptation sociale de ces mesures est liée à la confiance des citoyens dans l’autorité politique. En situation aussi incertaine, le Pouvoir se dédouane en s’appuyant sur l’autorité scientifique d’experts. Leurs assertions se retournent cependant contre le pouvoir si elles induisent hésitations et contradictions. Il ne lui reste que l’arme de la communication, rebaptisée avec pédanterie pédagogie pour bloquer l’esprit critique en matraquant les citoyens d’informations dramatisées et permanentes pour instiller une anxiété générant la soumission. Le gouvernement a pu ainsi prendre les mesures les plus graves, jusqu’à mettre le pays à l’arrêt en confinant tous les citoyens et, pas seulement, les personnes infectées. Il espérait ainsi faire oublier son manque criant de moyens.Résultat : La Belgique se classe avec une grande avance comme le champion mondial des dommages médicaux causés par le virus ; alors qu’on vilipende Trump pour sa mauvaise gestion de la crise sanitaire avec 5,2 décès par 10 000 habitants, nos gouvernants et nos experts se pavanent avec presque le double de décès, 8,7. Et ils pourront bientôt se targuer lors de l’évaluation finale des conséquences du confinement d’un maximum de dégâts collatéraux.La comparaison du bilan des mesures prises dans les divers États ne semble pas indiquer au 20 août 2020 leur corrélation directe avec un confinement, son degré de sévérité ou son inexistence (2). Par conséquent, la question de la proportionnalité des mesures entre la menace sanitaire et la survie de la société se pose. Parler de proportionnalité c’est évaluer la sévérité des dommages causés par les mesures par rapport à ceux qu’elles ont évités. Autrement dit, le remède a-t-il été pire que le mal dans une appréciation globale. Les experts comme les hommes politiques connaissaient certainement les dégâts que le confinement strict allait entraîner. Le contrôle de l’épidémie devait générer une catastrophe économique et financière. Il devait s’accompagner de l’endettement, du chômage, et de la perte de pouvoir d’achat avec explosion de la pauvreté et la disparition des petits indépendants. Les effets psychologiques devaient suivre. L’inquiétude, l’insécurité, la violence et l’hostilité ont été exacerbées dans une société centrée sur les droits de l’individu par une propagande culpabilisante. Chacun y était présenté comme un danger pour la vie de son voisin. Animés par une incitation au civisme rappelant les invitations à dénoncer d’il y a 70 ans, des gens se transformaient en gendarmes aboyant sur celui qui ne portait pas son masque ou appelant un hélicoptère de la gendarmerie pour verbaliser une réunion de famille dans un jardin voisin.Cette approche suicidaire pour la société était- elle nécessaire au moins pour la survie de plus d’individus ? Le bilan ne semble pas aller dans ce sens puisque notre pays a le privilège d’avoir enregistré le plus de victimes, et de loin, le double de la France, pire encore par rapport aux Pays Bas ou à l’Autriche.La politique choisie visait à empêcher la saturation des services de santé, et, particulièrement les hôpitaux, afin de garantir leur accès aux malades du Covid. Cette mesure aurait été une précaution répondant à l’exigence de proportionnalité si les hôpitaux avaient risqué d’être débordés. Ce ne fut jamais le cas. Le gouvernement se préparait à fermer 9.000 lits, soi-disant excédentaires à l’estime du centre d’expertise KCE et, donc par définition, disponibles au-delà des besoins normaux des patients. Les services de réanimation n’ont jamais été remplis à plus de la moitié. Cependant, les interventions et examens techniques ont dû être déprogrammés et les lits vidés de leurs patients ordinaires. Les consultations ont été supprimées. La Belgique est le seul pays, à ma connaissance, où on a interdit sous peine de sanctions aux médecins de soigner les autres pathologies que la Covid. Seuls, pouvaient être traités des cas non seulement nécessaires selon le jugement d’inspecteurs non soignants et donc non responsables, mais, en même temps, urgents. C’est aller à l’encontre de toutes les politiques de santé qui part du principe que, plus une pathologie, comme le cancer, est prise à son début, plus le patient a de chances de s’en sortir. Les patients qui ont postposé examens et traitements risquent de le payer. C’est un inventaire encore à faire puisque les experts se gardent de présenter le nombre de décès mensuels non covid qui normalement tourne autour de 9 à 11.000 par mois.Ces mesures catastrophiques dans le futur n’ont même pas enrayé la vague de décès Covid. L’expérience des MR et MRS devra être examinée à la loupe, en tenant compte d’ailleurs que la situation aurait été pire si les médecins coordinateurs et traitants ainsi que le personnel n’avaient pas limité les dégâts comme ils pouvaient (3).Pourtant, cela a été une hécatombe parce que le personnel n’avait pas de protection, parce qu’il manquait de tests pour écarter les soignants positifs asymptomatiques que de toute façon Sciensano avait recommandé de garder au travail en cas de pénurie et de les affecter aux services Covid (4), ce qui devait forcément s’accompagner d’une vaste circulation du virus. Et, en plus, suite à la propagande du gouvernement obligeant les hôpitaux à garder des lits disponibles, ceux-ci ont été encouragés à refuser des transferts des MRS non totalement urgents. L’expert Marius Gilbert a expliqué que l’hospitalisation en soins intensifs est une véritable épreuvepour les corps :  » Pour une personne âgée et fragile, proposer ce type d’hospitalisation est plus proche de l’acharnement thérapeutique que d’une réelle proposition de soins.  » (5) On peut entendre cette justification. Mais, à moins de considérer à part les maisons de repos comme des mouroirs où de toute façon le résident attend la mort, un peu plus tôt un peu plus tard, c’est égal, le raisonnement vaut pour toutes les personnes âgées où qu’elles résident. Il vaut aussi pour toutes les personnes fragiles.Il faut le rappeler, le rationnement décidé par le gouvernement a été très profitable pour l’Inami, avec par exemple une diminution de 57 % des coûts médicaux pendant le mois d’avril, proportionnelle à l’augmentation des décès, mais a été catastrophique pour la médecine et les patients. On n’a pas compris l’absence d’actions des syndicats médicaux et surtout du principal d’entre eux implanté dans les hôpitaux, l’Absym : cet arrêt des soins considérés comme non essentiels violait pourtant un droit reconnu aux citoyens par la Constitution mais aussi par les Droits de l’homme qui s’imposent à la Loi, en l’espèce le droit aux soins. La continuité des soins en est l’application. Et les médecins se voulaient les protecteurs des patients.Quelques voix se sont élevées, dont celle du Dr Marc Moens, président honoraire de l’Absym mais l’Absym n’a pas déclenché ce type d’actions qui a fait jadis sa justification comme la désobéissance civile suivie de défense en justice des contrevenants. Cela était concevable ici en soulevant l’objection d’atteinte à un Droit fondamental sans justification. Les motifs légitimes de restrictions aux droits de l’Homme sont le respect des droits d’autrui ou un objectif d’intérêt général comme la sécurité ou la santé publique mais en même temps, les mesures doivent être limitées et proportionnelles. La situation dans les hôpitaux, non seulement vides mais qui organisaient des circuits distincts pour les Covid, ne justifiait pas une suppression généralisée du droit fondamental aux soins et notamment les consultations pour les non covid. Résultats, non seulement beaucoup de médecins condamnés à l’inactivité ont perdu leurs revenus mais ils passent à l’étranger pour de bien piètres praticiens alors qu’il y a six mois la médecine belge se classait encore dans les meilleures. Et les médecins perdent au passage leur image de défenseurs des patients.Cela étant, les premiers concernés, les patients, n’ont pas bougé non plus. Tétanisés par la peur du coronavirus, ils ont au contraire boudé d’initiative les cabinets et les hôpitaux justifiant l’orientation officielle tout en grognant contre son incohérence et les contradictions accumulées. Ils en ont oublié les autres maladies que la propagande du gouvernement leur a fait prendre pour moins graves et facilement maîtrisées. Une patiente venue consulter un pneumologue apprenant qu’elle n’avait pas le Covid-19 mais qu’elle avait un cancer a sauté de joie.Le gouvernement a atteint son objectif : Par la peur, faire partager la responsabilité des dégâts collatéraux par la population. Il l’a même amenée à demander le prolongement des mesures et l’aggravation des contraintes et sanctions, encourageant une avalanche de règlements tatillons pondus par une Bureaucratie ivre de ce nouveau pouvoir incontesté. Exemple : amendes si le masque est mal mis.Vu le succès de cette politique, celle-ci est continuée. En particulier, le gouvernement poursuit une présentation de la situation affolant les gens sur l’augmentation du nombre de cas positifs, forcément liée à l’augmentation des dépistages et suscitant une confusion avec les cas d’hospitalisations en soins intensifs et de décès ; il persiste à éviter de relativiser les informations par l’absence de mise en perspective des chiffres de décès Covid avec le chiffre total de décès du mois correspondant des années antérieures. Il se garde d’évoquer le débat sur l’immunisation collective qui postulait une population à 70% positive pour empêcher le retour du virus.De toute façon, il n’y a pas de choix. Devant la résurgence des pandémies, qui malheureusement pourraient se multiplier, il faudra bien vivre avec elles. Il faudra continuer l’activité humaine. Sinon on risque de retomber dans les catastrophes de jadis ; les famines suivaient les pandémies parce que les champs étaient désertés et les transports de vivres inexistants ou limités.Il faudra faire face à une menace de renversement des valeurs que l’attitude du gouvernement annonce. On a déprogrammé les soins quotidiens, mais on n’a confiné ni les agriculteurs, ni les magasins d’alimentation ni les marins ni les camionneurs qui véhiculaient les vivres. Parce qu’ils ont conditionné la survie de tout temps. Par contre, la médecine pour tous, l’enseignement obligatoire, le tourisme de masse, les événements culturels populaires, les circulations généralisées aérienne et automobile, l’accès à l’Horeca, représentent un acquis récent dont les êtres humains se sont passés jusqu’il y a peu. Pour le gouvernement, la société pourrait s’en passer à nouveau puisqu’il en a fait la démonstration sans réaction pendant plusieurs mois. Leur suppression par voie réglementaire limitant les libertés fondamentales pour des raisons de pandémie peut correspondre à celle préconisée par souci écologique pour échapper à la fin du monde.Les complotistes peuvent soutenir que lorsque des politiques créent une peur, c’est pour susciter l’émergence d’un être providentiel qui va purifier le pays, voire l’univers. Heureusement, jusqu’à présent les tenants du monde politiquement correct n’ont trouvé à se pâmer que devant la petite Greta Thunberg, mais ce n’est pas demain qu’ils vont traverser l’Atlantique en hiver en catamaran.H.A.(1) D. Bourg, Les conditions d’emploi du principe de précaution in La documentation française n° 941, octobre 2007(2) Par exemple, par million d’habitants au 24 aout : Belgique 873, RU : 624, USA : 529, France : 454, Suède 543, Pays Bas :357, Autriche : 374 (Wikipedia, Pandemie de Covid 19, Bilan 2O.8)(3) Michel Meganck, Il ne fallait pourtant pas être extra-lucide, Medi-sphère 7 mai 2020(4) Sciensano, in Le Soir 11 avril 2020 7 :53 et site sciensano 8 mai 2020(5) Test Santé N° 158, aout -sept 2020