Le(s) vaccin(s)

Tout d’abord une précision, mon problème n’est pas la vaccination, mais le vaccin actuellement plus ou moins imposé avec des méthodes inacceptables ne respectant pas le principe de précaution.  Je me ferai vacciner quand on aura la certitude qu’il n’est pas plus méchant que celui de la grippe saisonnière.

UNE MÉTHODE DÉTESTABLE

Pourquoi choisir le premier venu ? En matière de vaccin, les complications précoces sont les moins graves, et les plus graves sont tardives. Les processus d’expérimentation sont toujours longs pour être sécurisés au maximum, malgré cela on déplore souvent des accidents. Sécurité et précipitation en matière de risque ne vont pas ensemble. Le processus actuel est un coup de poker, il peut être gagnant, il peut être perdant, pas seulement pour quelques individus, débat actuel et le moins grave, mais aussi pour la population entière, avec l’émergence d’un virus recombinant par vaccination, ce qui n’est jamais abordé.

Le premier critère qui conduit à la mise en circulation d’un médicament est le facteur bénéfice/risque. Est-ce que ce médicament est efficace ou non, s’il l’est est-ce qu’il ne présente pas de risques supérieurs à la maladie ? C’est le béaba. Alors qu’on refuse toutes les thérapeutiques proposées en traitement précoce au nom de ce bénéfice/risque, des centaines de millions de doses ont été commandées sur la foi d’un communiqué de presse d’un laboratoire, et organisé les campagnes de vaccinations, sans rien connaître ni du bénéfice, ni du risque. 

Près de 250 vaccins en cours, une vingtaine qui vont sortir en quelques mois. La moindre des choses, avant de se lancer à grande échelle, était une comparaison des différents vaccins pour savoir d’abord lequel est le plus sûr, puis lequel est le plus efficace. Non, aucun examen, aucune discussion, aucune étude comparative. Le premier, qui a sans doute brûlé des étapes pour gagner la course, n’est pas forcément le meilleur.

Ensuite, on vous explique qu’il a été validé par les autorités médicales chargées d’étudier si on pouvait le mettre sur le marché ou non. Quels mensonges ! Cette commission s’est ridiculisée, car le produit a été acheté, la campagne organisée, avant que cette commission ne se réunisse. La décision n’a pas été médicale mais politique, et cette commission n’a pas émis d’avis médical, mais a entériné une décision politique. Rappelons que ces autorités médicales avaient validé le Remdésivir avant que l’OMS ne le déclare dangereux.

Le principe de précaution le plus élémentaire n’a pas été respecté, on joue les apprentis sorciers avec des vaccins expérimentaux, sans protection. Les laboratoires, pas fous, n’ont pas voulu prendre de risque, ce sont les Etats acheteurs qui le prennent, ils ont signé dans ce sens avec les labos. Qui paiera en cas de pépin ? Pas l’Etat, mais le contribuable, c’est à dire l’intéressé. Il sera mal couvert, on a vu ce qu’a donné l’indemnisation pour nombre de catalepsies dans la vaccination du H1N1.

LES RISQUES

J’ai déjà expliqué tous ces vaccins et les risques ici il y a 5 semaines. Pour faire court, il y avait avant 3 types de vaccins. Ceux avec un virus inactivé, peu immunogènes et peu de risques ; ceux avec un virus vivant atténué, un peu plus efficaces et plus de risques, et ceux comportant non un virus entier et manipulé, mais un fragment, en général une protéine. 

Les 2 vaccins chinois commercialisés appartiennent à la première catégorie, virus inactivé, ils ont même commencé les vaccinations avant la fin des essais phase 3 pour connaître leur efficacité réelle, car c’est une technique éprouvée, largement utilisée et sans risque. Peu d’effet dans le pire des cas, mais c’est toujours ça en attendant mieux. Ils viennent d’ailleurs d’annoncer les premiers résultats de l’efficacité : 79,5%. Pour les vaccins avec protéine, nous avons Novavax et Sanofi Pasteur qui intéressent à la protéine de surface, spike protéine, et un vaccin canadien qui s’intéresse à la capside, couche juste en dessous des spikes. Sanofi Pasteur prend du retard car est en train de revoir les dosages antigène/additifs car si la réponse est suffisante chez les jeunes, elle peine à 60% chez les plus de 50 ans. 

Ensuite le Covid-19 a vu l’émergence de nouveau vaccins : les vaccins à ADN et à ARNm.  Le russe Spoutnik et Astra Zeneca sont à ADN, Pfizzer et Moderna sont à ARN messager. Ce sont des vaccins expérimentaux, car technique jamais utilisée chez l’homme (en cours d’étude pour certaines maladies comme Zika), on ne sait donc strictement rien des effets possibles à long terme, ce qui inquiète beaucoup de monde car ce sont des thérapeutiques qui touchent au capital génétique, avec une question : peut-il y avoir une modification de nos gênes ? Cette question est d’autant plus pertinente que ces traitements ont pu être développés grâce aux recherches de la thérapie génique, justement faite pour modifier des gênes malades.

Les vaccins à ADN (Spoutnik, Astra Zeneca, Johnson&Johnson, Merck) injectent des adénovirus génétiquement modifiés (virus non pathogènes, responsables de « syndromes grippaux ») dans lesquels on introduit des séquences ADN du SARS-Cov-2. Les vaccins à ARN messager, injectent directement un ARN messager, sorte de plan de fabrication de la protéine spike, qui sera alors fabriquée par nos cellules, contre laquelle on développera ensuite des anticorps. Question bête qui me vient à l’esprit : pourquoi ne pas injecter directement la protéine (Novavax et Sanofi), plutôt que le procédé de fabrication, ce qui éviterait d’injecter du matériel génétique et les questions qui vont avec. Pour être stable, cet ARN messager est inclus dans des nanoparticules lipidiques (graisse), sans doute responsables des réactions inflammatoires signalées.

Question suivante, l’ARN peut -il s’intégrer dans nos gènes et les modifier ? Pour rappel, l’ADN qui compose nos gènes est une double hélice de nucléotides, l’ARN est une hélice simple des mêmes nucléotides (avec liaisons différentes). En théorie non, la conversion se fait toujours ADN vers ARN, l’inverse n’est pas possible chez nous. Par contre ce phénomène de « transcription inversée », passage de l’ARN en ADN existe dans la nature, notamment chez les rétrovirus, qui grâce à un enzyme, la transcriptase inverse, peuvent transformer ARN en ADN, puis l’intégrer dans les gènes avec un autre enzyme, l’intégrase. C’est le cas du virus HIV, qui possède sa propre transcriptase inverse. Par contre le risque d’intégration des vaccins à ADN n’est pas nul. Il existe dans la nature (et chez l’homme), créant ce qu’on appelle des chimères. Il a été observé dans un essai de vaccin chez l’enfant en 2002, avec comme résultat 2 leucémies sur 10 patients.

Mais le risque le plus important semble ailleurs. Vous le trouverez très bien décrit par le professeur Velot, généticien moléculaire à l’université Paris-Saclay et spécialiste du génie génétique (long mais clair, à partir de 21’ pour les vaccins ARN et ADN, 36’ pour la recombinaison). Les virus adorent mélanger entre eux leur matériel génétique. Exemple, le H1N1, qui est une combinaison d’un virus de grippe porcine, aviaire et humaine. Par chance, il n’a pas été virulent, mais le hasard des combinaisons aurait pu être tout autre. Si un ARN viral est injecté chez un porteur sain (ou malade) d’un virus assez proche, il peut y avoir création d’un autre virus par recombinaison (mélange de matériel). Cette recombinaison peut donner naissance à un agneau, mais aussi à un monstre, plus méchant que le SARS-Cov-2. Cette probabilité est très faible statistiquement, mais en aucun cas nulle. Si elle peut arriver dans 1 cas sur 10 million, et que vous vaccinez 10 000 personnes, ce risque est faible, mais si vous vaccinez 500 millions, 1 milliard de personnes, là le risque devient réel, et comme le souligne Velot, on passe d’un risque individuel, qui arrive pour tout vaccin, à un risque qui concernerait la planète entière qui peut alors être contaminée par un virus incurable. 

Même si le risque est infime, n’étant pas nul, les combinaisons étant fréquentes, la possibilité d’une double infection virale non plus, a-t-on le droit de faire prendre ce risque à la planète pour gagner quelques semaines ? La réponse est non, d’autant plus qu’il existe d’autres alternatives. Pire, à cause de cette précipitation, on a bridé ces autres alternatives en investissant massivement, à coup de milliards, dans un seul produit, au détriment des autres vaccins et autres traitements médicamenteux.

Il y a encore d’autres risques non négligeables. J’en emprunterai deux à mon confrère blogueur du QDM qui a aussi fait un excellent papier sur les vaccins, je cite :

-Le vaccin à ARNm BioNTech / Pfizer contient du polyéthylène glycol. 70% des personnes développent des anticorps contre cette substance – cela signifie que de nombreuses personnes peuvent développer des réactions allergiques, voire mortelles, à la vaccination.

– Les vaccinations produisent des anticorps contre les protéines de pointe du SARS-CoV-2. Cependant, les protéines de pointe contiennent également des protéines homologues à la syncytine, qui sont essentielles pour la formation du placenta chez les mammifères tels que les humains. Il doit être absolument exclu qu’un vaccin contre le SRAS-CoV-2 déclenche une réaction immunitaire contre la syncytine-1, sous peine de provoquer une infertilité de durée indéfinie chez les femmes vaccinées.

CAMPAGNE DE PUBLICITÉ

Une petite précision sur les taux d’efficacité des vaccins affichés à grand coups de pub : 90, 95, 98%. J’ai l’impression qu’on abuse l’opinion, et nos dirigeants (facile). En effet, les vaccins classiques qui sont moins efficaces, se posent la question d’une seconde injection pour renforcer l’immunité, par exemple Astra Zeneca revendique un taux d’efficacité de 70%, mais qui pourrait atteindre 100% avec deux doses. Or les vaccins à ARN proposent d’emblée 2 injections. Est-ce pour cacher une efficacité insuffisante ? Ils ne seraient pas plus efficaces que ceux qui affichent 60 à 80% ? D’après ce que j’ai lu sur chacun, cela me paraît une évidence, et cet affichage est une tromperie, c’est une bataille publicitaire.

Par ailleurs personne ne sait quelle va être la durée de protection. On donne même le protocole pour vacciner ceux qui ont déjà eu le Covid, c’est dire la confiance que l’on a sur cette durée d’immunité. Alors multiplier les doses par 2, renouveler tous les 6 ou 12 mois, c’est multiplier par 4 les risques.

UNE MAUVAISE BONNE ET UNIQUE SOLUTION

On a tout misé sur un seul produit dont on ne connaît pas les effets positifs ou négatifs au-delà de 2 mois, sachant qu’il peut en comporter. On a ignoré, méprisé, caché les autres possibilités de lutte, on s’est trompé sur beaucoup de choses depuis des mois, résultat : les Français n’ont plus confiance, plus de 60% n’adhèrent pas à la doctrine officielle. C’est suffisant pour couvrir les anciens (avec un consentement plus suggéré qu’éclairé), ce qui diminuera probablement la mortalité dans cette population, mais insuffisant pour une immunité collective, or on a tout misé sur le vaccin et sur cette immunité. Cela ne marchera pas.

Il y a également le problème des mutations. Nous avons déjà pu constater la grande facilité de mutation du Sars-Cov-2, plus de 1000 mutations décrites, heureusement pas dans un mauvais sens, sauf pour une dernière plus contagieuse mais pas plus méchante, mais tout est possible et redouté. Les laboratoires et les autorités tentent de rassurer sur ce point, mais ils le savent très bien, ce virus, comme tous les coronavirus grippaux est un mutant permanent, et tous les vaccins seront donc régulièrement obsolètes comme ceux de la grippe hivernale.

Après ces propos inquiétants sur ces vaccins génétiques, pour faire la balance, ne refusant jamais le débat contradictoire, le seul qui fait avancer vers la vérité, voici une synthèse claire, d’une société savante, la Société de pathologie infectieuse, ayant pour objet de rassurer la population à propos du vaccin. Permettez aussi que je souligne ce qui nous rapproche, et ce qui nous oppose, chacun se fera sa propre opinion, tout est sur la table : très rassurant, oui, mais notons toutefois que les mutations pouvant rendre les vaccins actuels inefficaces ne sont pas niées (17), que l’apparition de maladies auto-immunes n’est pas niée (42), avec un laconique « non observé » (après 2 mois), tout en contestant celles concernant celles de protéines voisines pouvant être visées (syncytine, 26). La possibilité de complications après 6 mois est ignorée (25), ignorant par là qu’il faut parfois des années pour les mettre en évidence (cf les milliers de narcolepsies du vaccin H1N1, et les centaines d’enfants décédés du Dengvaxia), et enfin l’existence de recombinaisons virales n’est pas développée.

Le pari peut-être gagnant, mais s’il ne l’est pas ? Quelles conséquences s’il est perdant ? Surtout quand il existe d’autres alternatives, soit médicamenteuses immédiates (voir ce qui se passe dans les Ehpads qui traitent), soit vaccinales ? En conclusion je reprendrai l’introduction de mon collègue cité plus haut, citant le Dr Ryan, directeur exécutif à l’OMS  : « S’il y a bien une chose plus dangereuse qu’un mauvais virus, c’est un mauvais vaccin ». 

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02/01/21 :

02/01/21 : Réaction amusante à mes billets, ce n’est pas la première fois que je le constate. Alors que personne ne se posait la question pourquoi 2 injections, j’en ai donné l’explication disant que Pfizzer et autres trichaient sur l’efficacité, et en moins de 48 heures, tout le monde s’y met, y compris FranceInfo que j’ai critiqué sur Ivermectine et qui depuis me suit. Je viens de découvrir plus de 10 articles qui ont moins de 12 heures.

https://www.francetvinfo.fr/sante/maladie/coronavirus/vaccin/covid-19-la-france-choisit-d-administrer-deux-doses-du-vaccin-pfizer-biontech-contrairement-au-royaume-uni_4241875.html

https://actu.orange.fr/france/covid-19-a-quoi-sert-la-deuxieme-dose-de-vaccin-magic-CNT000001w0af3.html

https://www.ledauphine.com/sante/2021/01/02/coronavirus-une-ou-deux-doses-de-vaccin

etc…

08/01/2021 : Déclaration hier matin de notre brillant ministre sur BFM : « nous n’avons pas encore déterminé, dans aucun pays du monde, si le vaccin protège du risque de contamination ». Question : alors pourquoi compter sur une vaccination de masse pour mettre fin à l’épidémie ?https://www.bfmtv.com/sante/les-francais-ne-pourront-pas-choisir-la-marque-de-leur-vaccin_AV-202101070436.html


Merck abandonne ses vaccins contre le COVID et affirme qu’il est plus efficace d’attraper le virus et de se rétablir

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  • today2021-02-10 15:17
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Les vaccins ont généré une réponse du système immunitaire “inférieure” à celle d’une infection naturelle

Le fabricant de vaccins Merck a abandonné le développement de deux vaccins contre le coronavirus, affirmant qu’après des recherches approfondies, il a été conclu que les vaccins offraient une protection moindre que le simple fait de contracter le virus lui-même et de développer des anticorps.

La société a annoncé que les vaccins V590 et V591 étaient “bien tolérés” par les patients testés, mais qu’ils généraient une réponse du système immunitaire “inférieure” par rapport à une infection naturelle.

La société a déclaré qu’elle se concentrerait plutôt sur la recherche de médicaments thérapeutiques étiquetés MK-7110 et MK-4482.

Ces médicaments visent à protéger les patients contre les dommages causés par une réponse immunitaire trop active au virus.

“Les résultats intermédiaires d’une étude de phase 3 ont montré une réduction de plus de 50 % du risque de décès ou d’insuffisance respiratoire chez les patients hospitalisés avec un COVID-19 modéré à grave”, a indiqué la déclaration de la société au sujet du médicament MK-7110.

Merck va recevoir environ 356 millions de dollars du gouvernement américain pour accélérer la production des traitements potentiels dans le cadre de l’opération Warp Speed.

Le directeur du marketing, Michael Nally, a récemment déclaré à Bloomberg que Merck avait l’intention de produire quelque 20 millions de traitements avec le médicament MK-4482, un antiviral oral que les patients prendront deux fois par jour pendant cinq jours.

Dans le même temps, des scientifiques allemands ont affirmé que le vaccin britannique Oxford/AstraZeneca est efficace à moins de 8 % chez les plus de 65 ans, ce qui a incité les développeurs du vaccin à riposter, en rejetant ces affirmations.

Les médias allemands ont publié ces affirmations, prétendant qu’elles avaient été “confirmées” par de “multiples” sources gouvernementales allemandes non nommées.

Les ministres du gouvernement britannique ont laissé entendre que l’allégation pourrait être liée au différend en cours sur la livraison du vaccin entre l’Union européenne et AstraZeneca.

L’UE, qui n’a pas encore approuvé le vaccin, a menacé de bloquer les exportations de vaccins vers la Grande-Bretagne, dans une démarche qui a été qualifiée de “malveillante” par des sources du gouvernement britannique.

Afin de s’assurer que ses États membres reçoivent leur “part équitable” de vaccins, l’UE a également menacé de bloquer la livraison de vaccins Pfizer au Royaume-Uni, en exigeant que les sociétés pharmaceutiques fournissent des informations détaillées sur les dates auxquelles elles prévoient d’exporter des vaccins contre le Covid vers des pays extérieurs au bloc.


Pasteur arrête son principal projet de vaccin, jugé pas assez efficace

Plusieurs laboratoires ont réussi à développer un vaccin efficace contre le Covid-19 mais l’institut français, sans résultats probants, a décidé d’abandonner le projet.Par Le Figaro avec AFP

Publié hier à 13:16, Mis à jour hier à 13:56

Une femme reçoit une injection de vaccin contre le Covid-19.
Une femme reçoit une injection de vaccin contre le Covid-19. KOEN VAN WEEL / AFP

L’Institut Pasteur a annoncé lundi 25 janvier qu’il arrêtait le développement de son principal projet de vaccin contre le Covid-19, car les premiers essais ont montré qu’il était moins efficace qu’espéré. Un autre acteur français, le laboratoire Sanofi, avait annoncé en décembre que son vaccin avait pris du retard et ne serait prêt que fin 2021, en raison de résultats moins bons qu’attendu.

À lire aussi :Vaccins: peu d’effets indésirables graves

Dans le cas du vaccin de Pasteur, «les réponses immunitaires induites se sont avérées inférieures à celles observées chez les personnes guéries d’une infection naturelle ainsi qu’à celles observées avec les vaccins autorisés» contre le Covid-19, a expliqué l’Institut pour justifier sa décision de mettre fin à son projet. Le vaccin de Pasteur utilisait comme base le vaccin contre la rougeole, adapté pour combattre le Covid-19. Pour le concevoir et le distribuer, l’institut de recherche français s’était allié au laboratoire pharmaceutique MSD (nom du groupe américain Merck hors des Etats-Unis et du Canada).

MSD avait en effet racheté l’an dernier la société de biotechnologie autrichienne Themis, avec laquelle Pasteur travaille depuis plusieurs années sur l’élaboration de différents vaccins, dont celui contre le Covid-19. Les essais de phase 1 (le premier stade des essais sur l’humain) avaient commencé en août dernier. Pasteur a précisé qu’il poursuivait ses travaux sur d’autres projets de vaccin contre le Covid, à un stade toutefois préliminaire. «Le premier, administrable par voie nasale, est développé avec la société de biotechnologie TheraVectys, issue de l’Institut Pasteur et spécialisée dans la mise au point de vaccins. Le second est un candidat vaccin à ADN», a indiqué Pasteur.

Ces deux projets «sont aujourd’hui en phase préclinique», c’est-à-dire qu’aucun essai n’a encore été mené sur des humains. En outre, cet arrêt «ne remet pas non plus en cause la poursuite des autres projets de recherche vaccinale menés en partenariat avec Themis/Merck-MSD», basés sur le vaccin contre la rougeole, précise Pasteur. Selon l’Institut, des recherches sont en cours pour utiliser cette technologie contre d’autres maladies infectieuses (fièvre de Lassa, chikungunya).