Vaccination : quid des jeunes

« Si on veut donner des perspectives aux jeunes, il ne suffit pas de les vacciner en premier », a déclaré le ministre de la Santé, Frank Vandenbroucke, mercredi dans l’émission De Ochtend (VRT). « Mais ça ne veut pas dire non plus qu’ils devront attendre jusqu’à la fin de la campagne. On n’a jamais dit ça », a-t-il précisé alors que la Belgique a décidé de ne pas vacciner, pour l’instant, les plus de 55 ans avec le vaccin AstraZeneca, faute de données suffisantes pour les plus âgés.

Vaccination : quid des jeunes ?
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Cette décision aura un impact sur la campagne de vaccination, a admis M. Vandenbroucke. La conférence interministérielle Santé qui a lieu ce mercredi matin ainsi que la Task Force Vaccination doivent se pencher sur la question. Dans la presse francophone, le président du PS, Paul Magnette, a déjà suggéré de réserver ce vaccin aux étudiants (lire encadré), une idée qui n’enthousiasme visiblement pas le ministre de la Santé. « Je veux quand même revenir sur un malentendu. Si on veut donner des perspectives aux jeunes, il ne suffit pas de les vacciner en premier. Nous devons vacciner rapidement un nombre suffisamment important de personnes afin de ne plus avoir de feu qui couve. Mais ça ne veut pas dire non plus que les jeunes devront attendre jusqu’à la toute fin de la campagne de vaccination », a-t-il expliqué. Ce dernier est enfin revenu sur l’éventuelle réouverture des métiers de contact le 13 février, un sujet qui sera à l’ordre du jour du comité de concertation de vendredi. « Le sentiment que l’on a, c’est que de nombreuses personnes ont vraiment besoin d’aller chez le coiffeur. Mais je ne m’avancerai pas sur une quelconque décision car ça dépendra d’où on en est avec le virus. Il serait toutefois très imprudent de considérer cette réouverture comme le début possible d’une série d’assouplissements », a conclu le ministre.Belga